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Sécheresse : 4 fois plus de demandes de création de retenues d'eau en Haute-Vienne

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Par , France Bleu Limousin

Comment se prémunir de la sécheresse estivale ? Certains agriculteurs répondent : créer des étangs. La Chambre d'Agriculture de Haute-Vienne a d'ailleurs recensé quatre fois plus de demandes de création cette année par rapport à l'an dernier.

Une petite retenue d'eau créé par Johannes Knies, à Dompierre-les-Eglise
Une petite retenue d'eau créé par Johannes Knies, à Dompierre-les-Eglise © Radio France - Mickaël Chailloux

Sur son terrain de 140 hectares, Johannes Knies montre, depuis sa camionnette, un espace de verdure triangulaire. L'idée, explique l'agriculteur, serait de créer une digue pour permettre de récupérer l'eau de pluie. Ce projet est plus grand que les trois retenues d'eau qu'il a creusé il y a de cela cinq ans, "pour tester". Car "les cultures d'hiver étaient pénalisées car elles avaient trop d'eau, et au printemps, elles avaient trop souffert pour produire correctement." Avec ces trois petits étangs, il a réglé en partie la solution. 

Mais, les retenues collinaires, comme on les appelle, ne sont plus suffisantes aujourd'hui, en plus d'une pollution sonore pour les habitants de Dompierre-les-Eglises, où est situé Johannes Knies. Alors, il veut investir sur une nouvelle machine, électrique, avec une plus grande quantité d'eau, pour permettre l'irrigation de ses 9 hectares de plants de pommes de terre et 60 hectares de cultures pour 50 vaches mères limousines. Les trois dernières années de sécheresse ont achevé de le convaincre. "L'été, il y a un manque d'eau criant" souffle l'agriculteur, qui a du mal à faire des stocks de fourrage pour le cheptel. "Cette année par exemple, j'ai du acheter du foin car je n'ai plus de stock."

Les agriculteurs s'organisent avant d'être pris au dépourvu par la sécheresse - Reportage à Dompierre-les-Eglises (Haute-Vienne)

Un parcours long qui démarre par la Chambre d'Agriculture

Mais on ne créé pas une retenue d'eau en un claquement de doigts. Le parcours est long, car il faut s'assurer que le terrain est le bon. "La première étape est de passer par la Chambre d'Agriculture" explique celui qui y est aussi secrétaire. "Elle fait une première visite sur place qui détermine l'emplacement en respectant la réglementation" ajoute-t-il. "Ensuite la DDT (Direction départementale des Territoires) se déplace pour vérifier qu'il n'y a pas de zone humides et que l'emplacement est bien déconnecté du milieu aquatique, c'est la base" s'exclame l'agriculteur. C'est un des points auquel il tient tout particulièrement. Pour Johannes Knies, l'étude va durer au moins un an, il espère avoir des réponses à la fin de l'année. 

La Chambre d'agriculture qui croule, justement, sous les demandes de création d'étang. En 2020, 11 projets ont été accordés pour au total un volume stocké de 145 000 mètres cubes d'eau. Cette année, en 2021, la Chambre d'Agriculture doit plancher sur 40 dossiers, pour un volume total de 300 à 400 000 mètres cubes d'eau. Preuve que certains s'organisent. Ce mardi 23 mars, la commission européenne examine les arguments de ceux qui sont opposés à ces "réserves de substitution".

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