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Agriculture – Pêche

Loi alimentation : "la grande distribution peut faire un effort par rapport à tout ce qu'elle a volé"

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Par , France Bleu Pays Basque

La récente loi alimentation est destinée à mieux rémunérer les agriculteurs en interdisant la vente à perte. Première conséquence : les prix vont augmenter, mais pas forcément là où on l'attend. Une bonne loi pour Bernard Layre, le président de la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques.

Les prix vont augmenter dans les supermarchés à partir du 1er février
Les prix vont augmenter dans les supermarchés à partir du 1er février © Maxppp -

Pays Basque, France

Cette loi alimentation, c'est une bonne loi pour Bernard Layre le président de la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Son syndicat a soutenu cette loi, et pour l'expliquer, il prend l'exemple des producteurs de lait de vache.

Un tiers de production en moins

Ils étaient 2300 il y a 20 ans, ils sont moins de 600 aujourd'hui dans le département et leur production a aussi baissé d'un tiers. Le seuil rémunérateur pour eux a été fixé à 40 centimes le litre de lait par la FNSEA, alors qu'ils sont payés aujourd'hui en moyenne 33 centimes le litre. Sept centimes d'écart qui font toute la différence pour Bernard Layre.

"Pour sept centimes, l'éleveur peut vivre normalement, voir l'avenir et transmettre un outil à ses enfants". Ces sept centimes, le consommateur peut les payer, mais pour le responsable syndical, "si la grande distribution dit qu'il faut augmenter les prix parce qu'elle ne veut pas rogner sur les marges dont elle a profité pendant des décennies [c'est problématique]. Sur les huit plus grandes fortunes françaises, cinq sont issues de la grande distribution. Ils pourraient aussi faire un effort par rapport à tout ce qu'ils ont volé durant des décennies".

Bernard Layre, président de la FDSEA 64 - Maxppp
Bernard Layre, président de la FDSEA 64 © Maxppp -

Bernard Layre (FDSEA): "7 centimes pour un éleveur ça fait une différence"

"Ils ont volé pendant des décennies"

Et Bernard Layre se réjouit de voir Michel Edouard Leclerc "pleurer, lutter, et à la limite insulter la FNSEA. Rien que ça, ça me fait plaisir". Euskalherriko Laborarien Batasuna (ELB), l'antenne basque de la Confédération Paysanne, est, elle, bien moins enthousiaste. L'intention était bonne à la base d'assurer un revenu aux producteurs, considère-t-elle, mais il ressort de cette loi "un combat entre les industriels et la grande distribution, parce que _l'Etat n'a pas voulu jouer son rôle d'arbitre_" pour imposer des prix planchers.

Finalement, Mikel Hiribarren, membre d'ELB, a "très peu d'espoir de voir évoluer les revenus des agriculteurs par ce biais-là, ce qui était l'objectif de départ".

Mikel Hiribarren (ELB): "Ce qui ressort de ces négociations, c'est un combat entre industriels et grande distribution"