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Loire-Atlantique et Vendée : 150 agriculteurs se rassemblent pour créer un abattoir semi-mobile

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Depuis trois ans, 150 agriculteurs de Loire-Atlantique et de Vendée travaillent sur le projet d'un abattoir semi-mobile. Tous ces éleveurs se sont rassemblés au sein d'une association "AALVie". Pour des raisons éthiques et de bien-être de l’animal, ils souhaitent un abattage dans la ferme.

Un abattoir semi-mobile devrait parcourir la Loire-Atlantique dans un an.
Un abattoir semi-mobile devrait parcourir la Loire-Atlantique dans un an. © Radio France - Dylan Jaffrelot

Interdit depuis 40 ans, l'abattage dans les fermes pourrait redevenir d'actualité. 150 agriculteurs de Loire-Atlantique et de Vendée se sont rassemblés depuis trois ans, dans l'association "Abattage des Animaux sur leur Lieu de Vie" (AALVie), pour créer un abattoir semi-mobile. L'idée leur est venue après la fermeture de l'abattoir de Challans et l'obligation de tuer leurs bêtes à Châteaubriant, un abattoir beaucoup plus loin. 

Environ 4.500 animaux seront tués par an

Les éleveurs se sont également investis dans ce projet pour des raisons éthiques. Selon ce collectif, accompagner l'animal jusqu'à la mort fait complètement partie de leur métier. "Le sens de cette initiative est de respecter au maximum l'animal," déclare Guylain Pageot, agriculteur et président de l'association.

La remorque est juridiquement considérée comme un prolongement de l'abattoir, ce qui rend abattage dans la ferme légale.                  
- Guylain Pageot, président de l'association

L'abattage se réalisera en deux temps. Une remorque avec un double fond ira de ferme en ferme, la vache, le porc ou le mouton sera étourdi et rendu inconscient avant d'être saigné à l'intérieur. Ensuite l'animal sera amené dans une unité à Machecoul pour être éviscéré et décarcassé avant d'être vendu aux boucheries.  

Nous avons choisi Machecoul car c'est à, maximum, une heure de chaque ferme de l'association. L'animal doit être décarcassé une heure après la saignée.                  
- Guylain Pageot, président de l'association

Cécile est stagiaire en biodynamie dans la ferme de Guylain Pageot à Villeneuve-en-Retz. "Je suis végétarienne. Avant de venir dans cette ferme j'étais complètement fermée, je ne voulais plus manger de viande. Maintenant, je me dis que ça pourrait arriver. Je trouve cette méthode plus humaine, les animaux souffre moins."

Un projet à 3,5 millions d'euros

Pour mettre en place cette initiative les agriculteurs vont emprunter de l'argent aux banques mais ils comptent également sur les collectivités et les citoyens, une cagnotte en ligne a été créée. Pour le moment environ 40.000 euros ont été donnés par des particuliers. En tout douze remorques devraient voir le jour d'ici un an et 15 personnes devraient être embauchées pour mener à bien l'abattage des bêtes.

À terme la viande produite sera vendue un peu plus chère. Les agriculteurs souhaitent valoriser la production locale en circuit-court. 

150 agriculteurs se rassemblent pour créer un abattoir semi-mobile.

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