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Lutter contre le gel dans les vignes de Côte-d'Or : un défi de taille

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Par , France Bleu Bourgogne

Et si on taillait la vigne plus tard dans l'année pour retarder sa maturité et protéger les bourgeons les plus précoces du gel ? C'est ce que propose une doctorante à l'institut universitaire de la vigne et du vin à Dijon, une étude menée en ce moment tente de valider son hypothèse.

Catinca Gavrilescu est doctorante à l'institut universitaire de la vigne et du vin à Dijon
Catinca Gavrilescu est doctorante à l'institut universitaire de la vigne et du vin à Dijon © Radio France - Arnaud Racapé

Pas de nouvel épisode de gel à l'horizon pour nos vignerons côte-d'oriens, on croise les doigts et on prend le temps de se psoer une question ce mercredi : et si on agissait sur la période de taille de la vigne pour mieux la protéger contre le gel ? C'est l'hypothèse d'une scientifique, Catinca Gavrilescu, de l'institut universitaire de la vigne et du vin.

"En taillant plus tardivement, on crée un retard au niveau de la végétation, les bourgeons sont donc retardés, et on espère ainsi éviter les épisodes gélifs." 

Car le problème, c'est qu'avec ces hivers plus doux, les bourgeons arrivent de plus en plus tôt. "Il y a une précocité entraînée par le réchauffement climatique, avec des températures élevées de plus en plus fréquentes pendant les périodes de février et début mars, ce qui lance le cycle végétatif de la vigne plus rapidement. On connaît bien cette problématique, et dans un contexte de changement climatique, il faut prendre des décisions pour protéger les vignes." 

Expérimentation en cours dans les Hautes Côtes de Beaune

La théorie est connue depuis longtemps, elle s'applique dans le Chablisien, par exemple, et même dans des pays chauds pour retarder la maturité du raisin. Mais son efficacité doit être démontrée dans la pratique en Côte-d'Or, d'où cette expérience à grande échelle menée depuis deux ans, sur les hauteurs de Ladoix-Serrigny.

"C'est une parcelle de vigne dans les Hautes Côtes de Beaune, à Magny-les-Villers, d'environ deux hectares. On a mis en place cette expérimentation à la demande la viticultrice Claire Naudin, lancée en 2019. On a implanté dans un premier temps un réseau de stations pour mesurer la variabilité des températures et comprendre pourquoi ça gèle dans certains endroits de la parcelle. L'expérience de taille tardive, repoussée en 2020 à cause de la crise sanitaire a donc démarré cette année, et c'est tombé avec un gros épisode gélif, cela nous a permis de regarder. Pour l'instant pas de résultat, on fait des suivis chaque semaine pour faire des comparaisons entre la taille normale faite en février, la taille tardive mise en place fin mars, et la taille très tardive qui sera mise en place dans les prochains jours."

La scientifique nuance tout de même l'impact potentiel de ses recherches : cette méthode, écologique, si elle fait ses preuves, sera difficilement généralisable à l'ensemble des vignobles de la côte, car elle demande beaucoup de moyens. "La taille tardive, si on l'applique à la fin avril par exemple,  va se superposer avec d'autres travaux, du coup ce n'est pas envisageable de le faire sur de grandes superficies, cela demande énormément d'efforts et de temps." 

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