Agriculture – Pêche

Maladie de la langue bleue : la surveillance étendue à 223 communes de Dordogne

Par Olivier Uguen, France Bleu Périgord vendredi 25 septembre 2015 à 18:02

Vaches limousines (illustration)
Vaches limousines (illustration) © Max PPP

Suite à la découverte de nouveaux cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) ou maladie de la langue bleue, la surveillance a été étendue par arrêté ministériel, ce vendredi 25 septembre : 223 communes de Dordogne sont désormais concernées, une soixantaine de plus que vendredi dernier.

Alors qu'un second cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) a été confirmé ce jeudi dans la Creuse sur un ovin d'une exploitation de Saint-Dizier-la-Tour, la préfecture de Dordogne prend de nouvelles mesures de précaution et étend la zone de surveillance à 223 communes du département. Jusqu'à présent, 164 communes étaient concernées par ces mesures, dans l'est et le nord de la Dordogne.

Conséquence : "les entrées et les sorties des zones réglementées sont interdites aux ruminants sauf à destination de l'abattoir (transport direct, abattage immédiat et désinsectisation) ou de certains pays tiers en fonction des certificats obtenus", précise la préfecture dans un communiqué.

► Maladie de la langue bleue : voir la carte des communes en zone de surveillance en Dordogne au 25 septembre (PDF)

Périgueux fait partie des nouvelles communes concernées, alors que le grand comice agricole urbain Péri'Meuh s'est ouvert ce vendredi matin.

Aucun troupeau contaminé en Dordogne

Aucun troupeau n'a pour l'instant été contaminé par la fièvre catarrhale ovine dans le département, mais les bêtes doivent subir un test obligatoire, dont le Conseil départemental paiera la moitié du prix - 15 euros par bête, pour être exportées.

Le centre de la France est le plus touché par la "maladie de la langue bleue" : le 11 septembre, le ministère de l'Agriculture révélait la présence d'un foyer dans l'Allier, avant que de nouveaux cas ne soient découverts dans la Creuse et le Puy-de-Dôme. Véhiculée par un moucheron, la maladie n'est pas transmissible à l'homme. Elle attaque les ruminants (mortalité, lourdes séquelles chez les animaux survivants) sans affecter la qualité sanitaire de la viande.