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Manger sainement avec des agriculteurs mieux payés : l'ambition de la loi agriculture et alimentation

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le projet de loi sur l'agriculture est discuté à partir de mardi à l'Assemblée nationale. Il veut mettre fin à la guerre des prix entre producteurs et distributeurs, mais aussi favoriser le bio, lutter contre la maltraitance animale ou le gaspillage alimentaire.

Une grande surface alimentaire.
Une grande surface alimentaire. © Maxppp - Christian Watier

Des débats législatifs animés s'annoncent à l'Assemblée nationale. Le gouvernement présente à partir du mardi 22 mai le projet de loi sur l'agriculture, né dans le sillage des Etats généraux de l'alimentation. Avec ce texte, il ambitionne d'améliorer durablement les relations commerciales entre producteurs et grandes surfaces, mais aussi de favoriser des modes de production plus respectueux de l'environnement, des animaux d'élevage et des consommateurs.

La fin de la guerre des prix ?

Pour le ministre de l'agriculture Stéphane Travert, la loi doit restaurer "l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire". Pour cela, il s'appuie notamment sur "l'inversion de la construction du prix", c'est-à-dire que les prix des denrées seraient calculées à partir du coût de production des agriculteurs et non pas fixés par les supermarchés. Les producteurs seront incités à se regrouper pour mieux négocier, il l'explique sur France Inter :

Stéphane Travert assure qu'il n'y aura pas de flambée des prix, même s'il estime que le consommateur est "prêt à payer quelques centimes de plus" pour se nourrir, "dès lors où il sait que le produit qu'il va acheter va mieux rémunérer les agriculteurs".

Une alimentation plus saine

Le bio serait favorisé : d'ici 2022, les repas dans la restauration collective publique devraient comprendre au moins 50% de produits issus de l'agriculture biologique ou tenant compte de la préservation de l'environnement. Le projet de loi comporte aussi des dispositions pour améliorer le sort des animaux d'élevage : création d'un nouveau délit pour réprimer les mauvais traitements lors des transports et dans les abattoirs, sanctions accrues en cas de mauvais traitements.

En commission, les députés ont également prévu la publication obligatoire des sanctions pour pratiques commerciales déloyales ou des pénalités accrues pour les groupes agro-alimentaires qui ne publient pas leurs comptes annuels, après les cas Lactalis ou Bigard.  

La FNSEA méfiante

Les députés LR se sont montrés jusqu'ici "dubitatifs", comme Laure de la Raudière ; les socialistes veulent "enrichir" le projet qu'ils trouvent en "décalage entre les attentes considérables exprimées" aux Etats généraux de l'alimentation. Quant au principal syndicat agricole, la FNSEA, le texte tel quel "ne (lui) convient pas", prévient sa présidente Christiane Lambert, d'autant qu'il entraînerait pour les cultivateurs _"_des charges nouvelles" liées aux produits phytosanitaires. A l'inverse, 50 organisations de la société civile ont, elles, jugé ce projet "sans grande ambition", notamment sur les phytosanitaires ou la santé environnementale.

Le projet de loi doit être voté définitivement au plus tard en septembre et être effectif pour les négociations commerciales 2018-2019.

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