Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Manif des agriculteurs à Limoges : "nous sommes submergés par les charges"

mercredi 31 octobre 2018 à 16:54 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

Une cinquantaine d'éleveurs de la Haute-Vienne ont manifesté ce mercredi devant les grilles de la préfecture à Limoges. Sécheresse, baisse des cours et hausse des charges : ils souhaitent attirer l'attention des pouvoirs publics et de la population sur leur situation très difficile.

Une cinquantaine d'agriculteurs haut-viennois se sont installés mercredi devant les grilles de la préfecture
Une cinquantaine d'agriculteurs haut-viennois se sont installés mercredi devant les grilles de la préfecture © Radio France - Jérôme Edant

Haute-Vienne, France

Bottes de foins, tracteur, bétaillère et banderoles. Une cinquantaine d'agriculteurs haut-viennois se sont installés mercredi après-midi devant les grilles de la préfecture à Limoges. Rassemblement calme mais déterminé : les exploitants, essentiellement des éleveurs, tirent à nouveau la sonnette d'alarme car leur situation se dégrade de semaine en semaine ces derniers temps.

Baisse des cours et hausse des charges

En effet, une conjonction d'éléments vient rendre la vie très difficile dans les exploitations. Outre des cours de la viande trop faibles (mais cette situation n'est pas nouvelle), les éleveurs sont très impactés par la sécheresse qui les a obligés à entamer les stocks de fourrage de l'hiver ou à acheter des compléments alimentaires, des aliments dont les cours ont explosé du fait de la demande croissante. S'ajoute également la hausse du prix du gazoil qui rend les charges difficilement supportables par les exploitants.

Il faut vraiment avoir la gnaque pour persister" - Jean-Eric Tisseau, éleveur à Veyrac

Jean-Eric Tisseau, éleveur bio à Veyrac, en témoigne : "est ce que vous croyez qu'une autre profession vivrait sans salaire à la fin du mois ? On est de la main d'oeuvre à pas cher ! Si nous étions payés à l'heure, avec les heures que l'on fait, on aurait un salaire de ministre alors qu'on ne dégage pas de revenu. Moi, je n'ai pas honte de le dire, je me suis versé 600 euros par mois l'année dernière... Il faut vraiment avoir la gnaque pour persister" !

Une délégation a été reçue par le cabinet du préfet afin de réclamer une aide immédiate au monde agricole.

Par ailleurs, une quinzaine d'agriculteurs de la Coordination Rurale ont manifesté sous les fenêtres de l'Agence de Service de Paiement, qui verse les subventions européennes, pour dénoncer le retard dans les dossiers et dans les paiements aux agriculteurs