Agriculture – Pêche

Manifestations agricoles dans le Finistère : la facture des dégâts

Par Anne Treguer, France Bleu Breizh Izel jeudi 28 janvier 2016 à 16:03

Dégâts sur la RN165 à hauteur de Riec-sur-Belon (Finistère)
Dégâts sur la RN165 à hauteur de Riec-sur-Belon (Finistère) © Radio France - Anne Tréguer

Les agriculteurs multiplient depuis quelques jours leurs actions. La plupart du temps, ils déversent leurs bennes sur la voie publique. Parfois, cela dégénère, comme à Quimper, Quimperlé ou à Brest, dans la soirée de ce mercredi 28.

A chaque manifestation agricole ou presque le scénario est le même : mobilier urbain à terre, dégradation de bâtiments publics, chaussées déformées, bitume fondu, évacuation des gravats sur les voies express. Viennent ensuite le traitement de ces déchets et surtout leur tri. 

Doivent aussi être pris en compte dans la facture totale, les moyens humains mobilisés : pompiers, forces de l'ordre, équipe de la Diro, direction interdépartementale des routes de l'ouest, équipes techniques municipales. Au total, ce sont plusieurs centaines de personnels concernées. Pour la manifestation de Brest, mercredi soir, autour de l'hôtel de ville et rond-point de Penn ar c'hleuz, trente agents techniques ont été affectés au nettoyage entre 20h mercredi et 12h ce jeudi. 

Un million et demi d'euros de dégâts l'été dernier dans le Finistère 

Si c'est trop tôt pour facturer précisément les dégâts, on a en revanche une idée du montant des dégradations des manifestations de l'été dernier dans le Finistère. Montant total : un million et demi d'euros à la charge du contribuable. Un million d'euros à la charge de l'Etat et 500.000 euros à la charge du conseil départemental uniquement pour l'aspect matériel. 

"Les agriculteurs vont finir par se rendre impopulaires" Mickaël Quernez, vice-président du conseil départemental

Dans le Finistère l'été dernier, 700 mètres cubes de déchets ont été stockés et triés, soit un peu moins que le volume d'une piscine olympique de 2 mètres de profondeur. 3.000 m² d'enrobés ont été refaits soit l'équivalent de la superficie du parc des expositions de Quimper. Quelques exemples de prix de mobilier urbain : un panneau de signalisation classique coûte 400 euros, 3.000 euros pour un panneau indicateur avec cinq directions. 

Pour Mickaël Quernez, le vice-président du conseil départemental du Finistère, " ces dégradations ne peuvent se poursuivre, les agriculteurs vont finir par se rendre impopulaires mercredi, et dans tous les cas ce sont, nos impôts qui payent ! "

 

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