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CARTE - Canicule : neuf départements maintenus en vigilance rouge, 53 en orange

Alerte à la jaunisse dans les betteraves : la filière appelle à l'aide

Face à des champs de betteraves ravagés par la jaunisse et des perspectives de rendements en forte baisse partout en France, la Confédération générale des planteurs de betteraves demande à l'Etat un système d'indemnisation des planteurs et des solutions de lutte contre la maladie.

Des feuilles attaquées par la jaunisse dans un champ à Saint-Memmie dans la Marne.
Des feuilles attaquées par la jaunisse dans un champ à Saint-Memmie dans la Marne. © Radio France - Sophie Constanzer

Début mai, l'Institut technique de la betterave (ITB) à Reims alertait déjà sur cette pression "exceptionnelle" de la jaunisse dans les champs de betteraves de la Marne et des Ardennes, en raison de l'invasion de pucerons verts. La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) qui représente toute la filière, alerte ce mercredi 8 juillet sur une situation sans précédent car "toute la France betteravière est touchée". Elle estime que les planteurs sont sans solutions de lutte contre les pucerons verts responsables de la transmission de la jaunisse depuis l'interdiction en 2018 des néonicotinoïdes, considérés considérés comme dangereux pour les abeilles. 

Des feuilles atteintes par la jaunisse dans un champ à Saint-Memmie.
Des feuilles atteintes par la jaunisse dans un champ à Saint-Memmie. © Radio France - Sophie Constanzer

Une impasse "technique et économique"

Pour Franck Sander, le président de la CGB, "l'ampleur de l'invasion montre l'inefficacité des traitements alternatifs", autrement dit des deux insecticides autorisés pour lutter contre la prolifération des pucerons verts sur les parcelles."Dès le mois d'avril on a fait face à des invasions très importantes, on a fait en tout cas sur notre exploitation 3 passages d'insecticides et vous voyez quand même le résultat... alors qu'avant depuis 1992, où on avait les néonicotinoïdes en enrobage de semences on ne savait plus ce que c'était la jaunisse", explique Eric Lainé, dans une de ses parcelles à Saint-Memmie dans la Marne. 

Eric Lainé qui est aussi président de la Confédération des betteraviers européens, estime que le problème pourrait bien décourager les planteurs : "on perd des moyens efficaces de lutte contre le puceron, des molécules qui disparaissent, et ça remet en question la culture car en moyenne depuis 3 ans on couvre pas nos coûts de production". D'autant que la filière fait face depuis plusieurs mois à une baisse des prix sur le marché mondial du sucre. Des prix qui avaient chuté de 30 % en moyenne en avril par rapport au mois de février 2020. 

Des prévisions de rendements à moins de 80 tonnes par hectare, du jamais vu depuis 15 ans

A 100 jours du début de la récolte, la Confédération générale des planteurs de betteraves demande donc à l'Etat un système d'indemnisation rapide, puisque les pertes pourraient atteindre 10 % du chiffre d'affaires global des planteurs. Mais la filière en appelle aussi à un soutien à la recherche pour trouver des alternatives efficaces aux néonicotinoïdes. 

Une situation surveillée de près par l'Institut technique de la betterave

Le Grand Est est grâce au territoire de la Champagne-Ardenne -100.000 hectares- la deuxième région productrice de betteraves en France.Selon le réseau de surveillance de l'Institut technique de la betterave (ITB) basé à Reims, ce sont toutes les parcelles de la région qui ont été touchées par l'invasion : une betterave sur 2 ! Une invasion favorisée par les températures très élevées du mois d'avril et d'une ampleur jugée inédite. 

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