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Marne : le ministre de l’Agriculture promet 100 millions d’euros pour le développement des protéines végétales

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie est en visite dans la Marne ce jeudi, pour soutenir les initiatives des agriculteurs marnais, dans le cadre de la stratégie nationale de développement des protéines végétales. Julien Denormandie était l’invité de France Bleu Champagne Ardenne ce jeudi.

Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Julien Denormandie en visite à la coopérative Luzeal à Saint-Remy-sur-Bussy dans la Marne, le 21 janvier 2021.
Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Julien Denormandie en visite à la coopérative Luzeal à Saint-Remy-sur-Bussy dans la Marne, le 21 janvier 2021. © Radio France - Aurélie Jacquand

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie a rendez-vous à Saint-Remy-sur-Bussy, Tilloy-et-Bellay et aux Essarts-le-Vicomte dans la Marne ce jeudi. Il vient soutenir les initiatives des agriculteurs du département dans le cadre de la stratégie nationale de développement des protéines végétales et du plan France relance.

La veille de son déplacement, ce mercredi, des agriculteurs ardennais sont allés dans les rayons d’un hypermarché de Sedan pour relever les prix de ventes des produits transformés. Une initiative de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs pour dénoncer une fois de plus une baisse des prix pour les producteurs. 

Renforcement des contrôles pour ceux qui ne respectent pas la loi Egalim

La loi Egalim a pourtant été votée pour assurer une meilleure rémunération des agriculteurs mais tous les acteurs ne jouent pas le jeu. "Aujourd’hui, la loi Egalim n’est pas assez respectée. Je ne cesse d’avoir des rendez-vous avec la grande distribution ou avec les transformateurs de matières agricoles et je leur dit très clairement, je mettrai en place toutes les mesures de contrôle, y compris avec des sanctions derrière, pour s’assurer que cette loi soit enfin respectée", dit le ministre de l’Agriculture.

L’enjeu est la souveraineté de l’agriculture française assure le ministre. "On est dans une situation ubuesque. On ne peut pas accepter que nos agriculteurs ne soient pas rémunérés à la juste valeur de leur travail, ou sinon, on est en train de détruire notre agriculture française. Qu’est-ce qu’on va faire dans 10 ans ? Cette loi Egalim c’est un véritable changement. Aujourd’hui, elle n’est pas assez respectée et pour la faire respecter, on va démultiplier les contrôles par la direction générale de la répression des fraudes qui a été mandatée par le gouvernement", poursuit Julien Denormandie.

 Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Julien Denormandie en visite à la coopérative Luzeal à Saint-Remy-sur-Bussy dans la Marne, le 21 janvier 2021.
Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Julien Denormandie en visite à la coopérative Luzeal à Saint-Remy-sur-Bussy dans la Marne, le 21 janvier 2021. © Radio France - Aurélie Jacquand

La solidarité doit s’exprimer tous les jours et l’un des moyens de la faire s’exprimer c’est d’avoir une juste répartition des prix

Les contrôles seront notamment dirigés vers la grande distribution et vers les transformateurs de produits agricoles. "Exactement, chez les deux parce que la chaîne agricole, la chaîne agroalimentaire est extrêmement complexe. Il y a beaucoup d’intervenants et la création de valeur doit être mieux répartie pour qu’à la fin dans nos cours de ferme, nos agriculteurs soient rémunérés à leur juste valeur. C’est très important de le faire notamment via ces contrôles", dit Julien Denormandie.

"C’est d’autant plus important qu’avec la crise qu’on traverse, on a une chance dans notre pays, c’est que toute notre chaîne agroalimentaire a tenu grâce aux agriculteurs, aux transformateurs et à la grande distribution. Elle a tenu parce qu’il y a aussi une solidarité mais cette solidarité ne peux pas s’exprimer que dans les moments difficiles. Elle doit s’exprimer tous les jours et l’un des moyens de la faire s’exprimer c’est d’avoir une juste répartition des prix", rajoute le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Une visite pour soutenir les initiatives des agriculteurs marnais

Julien Denormandie a commencé son déplacement par une visite de la coopérative Luzeal à Saint-Remy-sur-Bussy, pour parler du développement des protéines végétales comme la luzerne par exemple. "J’ai un objectif, c’est la souveraineté agroalimentaire de notre pays. Dans notre pays, on est dépendant en termes de protéines des importations de soja brésilien. C’est aberrant. C’est un système organisé depuis 50 ans à l’international et en plus quand on importe du soja brésilien, on importe de la déforestation. Et il y a dans notre pays des acteurs, des agriculteurs, des coopératives qui sont des acteurs qui sont pour regagner en souveraineté, pour produire des protéines dans notre territoire, de la luzerne, du soja, des poids, de la féverole", explique le ministre de l’Agriculture.

la coopérative Luzeal à Saint-Remy-sur-Bussy, première coopérative en France de déshydratation de luzerne.
la coopérative Luzeal à Saint-Remy-sur-Bussy, première coopérative en France de déshydratation de luzerne. © Radio France - Aurélie Jacquand

A Saint-Remy-sur-Bussy, c’est à la coopérative Luzeal qu’il s’est arrêté, c’est la première coopérative en France de déshydratation de luzerne. "C’est quelque chose d’essentiel. Plus on fera de la luzerne et d’autres protéines plus on regagnera en souveraineté. Pour accompagner toute la filière, dans le cadre de France relance, ce fameux plan de relance, j’ai décidé  d’octroyer une enveloppe de 100 millions d’euros pour le développement de ces protéines. Pour moi c’est un enjeu fondamental, c’est un enjeu de souveraineté de notre pays", dit Julien Denormandie.

Réécoutez l'interview du ministre de l'Agriculture Julien Denormandie sur France Bleu Champagne Ardenne

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