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Les agriculteurs mayennais face aux restrictions d'eau et aux réserves limitées

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Par , France Bleu Mayenne

Comment faire en sorte que les cultures tiennent le choc face à la sécheresse ? Pour les agriculteurs qui irriguent leurs cultures en Mayenne, les restrictions d'eau risquent de poser problème s'il ne pleut pas prochainement. Faire davantage de réserves en hiver reste compliqué.

Plusieurs agriculteurs irrigants appellent à développer les réserves d'eau face à la sécheresse
Plusieurs agriculteurs irrigants appellent à développer les réserves d'eau face à la sécheresse © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Des pieds de maïs desséchés, alors que les conditions météo étaient réunies il y a quelques semaines pour qu'ils poussent au mieux : en Mayenne, les agriculteurs font face à la sécheresse dernièrement, avec les restrictions d'irrigation qui vont avec. Depuis le début de la semaine, interdiction de pomper dans les cours d'eau dans le bassin de l'Oudon, en alerte renforcée sécheresse. Dans le reste du département, c'est encore possible la nuit, mais "s'il ne pleut pas d'ici quinze jours, on va aussi nous l'interdire complètement", craint Jean-René Pelluau, co-président du syndicat des irrigants en Mayenne. 

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Une sécheresse inattendue

Contrairement à certaines années, les agriculteurs ne s'attendaient pas à devoir économiser l'eau dès la moitié de l'été. "Ce qu'on ne comprend pas, c'est qu'on a eu un hiver avec des records de pluviométrie, la rivière Mayenne devrait avoir un débit qu'elle n'a pas aujourd'hui", précise Jean-René Pelluau. 

C'est la tête de bassin dans l'Orne qui a manqué d'eau en mai et juin, ce qui nous impacte derrière.

Certains font déjà des réserves, mais elles ne suffisent pas toujours, avec des épisodes de chaleur à répétition. "J'ai droit à 10.000 mètres cube. Dès que mon quota est atteint, j'arrête d'irriguer, explique Laurent Batard, agriculteur à Beaulieu-sur-Oudon. Il ne faut pas que ça dure trop longtemps car _ça va devenir critique. Il nous faut de la pluie début août_".

Les tuyaux d'arrosage restent enroulés la journée : même les agriculteurs disposant de réserves propres dans le bassin de l'Oudon doivent attendre la nuit pour irriguer
Les tuyaux d'arrosage restent enroulés la journée : même les agriculteurs disposant de réserves propres dans le bassin de l'Oudon doivent attendre la nuit pour irriguer © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Stocker l'eau pour passer l'été

"Est-ce qu'il ne faudrait pas réfléchir à du stockage de l'eau ? s'interroge Jean-René Pelluau. Ça ne tient pas qu'à nous, il y a _des investissements conséquents_, ce qui est assez compliqué quand on a pas de clarté à long terme sur nos prix de vente". Sans parler des réglementations : la tendance est plutôt à la réduction de l'irrigation qu'à la création de réserves de substitution ces dernières décennies en France. "Il y a des règles par rapport à l'écologie et aux écoulements de l'eau, on se rend compte que faire des réserves est très compliqué ", ajoute Jean-Charles Thireau, co-président du syndicat des irrigants de Mayenne.

L'eau, on l'a au fil de l'année. Il faut simplement la stocker.

Pourtant, les agriculteurs assurent que le pompage ne constitue qu'une minorité de l'eau prélevée dans les rivières : 10% de la Mayenne en aval, moins que les pompages utilisés pour l'industrie et l'eau potable selon Jean-René Pelluau. "Stocker un peu plus l'hiver permettrait d'augmenter la surface, on arriverait un peu mieux à passer le cap jusqu'au 15 août", conclue Laurent Batard. Il a vu l'Oudon sortir de son lit à plusieurs reprises l'hiver dernier : il aimerait pouvoir stocker une partie de cette eau pour irriguer, mais la création de nouvelles réserves est devenue selon lui trop complexe.

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