Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Meyssac : des oliviers au pays des noyers, promesse d'une culture d'avenir

-
Par , France Bleu Limousin

Le réchauffement climatique pourrait condamner certaines cultures en Limousin. C'est le cas du noyer. Alors certains réfléchissent déjà à d'autres cultures, pour le remplacer peut-être un jour. A Meyssac, Gilles Bonneval, surtout producteur de noix, cultive ainsi des oliviers. Un essai prometteur.

Gilles Bonneval a dû tout apprendre un peu sur le tas, y compris la taille de l'olivier, très différente de celle du noyer
Gilles Bonneval a dû tout apprendre un peu sur le tas, y compris la taille de l'olivier, très différente de celle du noyer © Radio France - Philippe Graziani

Les nuciculteurs regardent avec de plus en plus d'inquiétudes le réchauffement climatique. Car ils savent que les noyers ne pourraient pas supporter une augmentation forte et durable de la température. Certains imaginent donc déjà des solutions de remplacement. Et à l'inverse du noyer ce sont peut-être des plantes qui jusqu'à présent ne pouvaient pas pousser ici qui seront la solution. 

L'exemple de l'Ardèche

C'est justement ce que démontre Gilles Bonneval. Même si au départ il n'a pas fait ça pour cette raison précise, ce nuciculteur a réussi à acclimater des oliviers chez lui à Meyssac en Corrèze. "C'est un arbre qui m'a toujours plu" précise-t-il. Il y a une quinzaine d'années lors d'un voyage dans le nord de l'Ardèche avec son épouse il rencontre un agriculteur qui vient de planter des oliviers. "En discutant avec lui je me suis rendu compte que le climat ressemblait beaucoup à ici parce qu'ils avaient quand même beaucoup de gelées l'hiver?. Et c'est là que je me suis dit, pourquoi pas chez nous ?" C'est ainsi qu'il est rentré avec des plants, aussitôt mis en terre sur la façade de sa maison.

Une trentaine d'arbres pour l'instant

Ces deux premiers arbres font aujourd'hui plusieurs mètres de hauteur et surtout ils donnent des fruits. "Ils ont passé les épreuves du temps alors que malgré tout on a eu des périodes de froid". Le producteur de noix se dit donc que même en Corrèze "on peut faire de l'huile d'olive dans les années à venir". Même si ce n'est pas lui qui sautera le pas en précisant qu'il estime que les noyers ont tout de même encore de beaux jours devant eux. "Mais les générations à venir peuvent profiter de cette expérience-là". D'autant que Gilles Bonneval a essayé plusieurs variétés pour trouver celles qui étaient le mieux adaptées à la Corrèze. Il a ainsi une trentaine d'arbres déjà plantés autour de sa ferme. Il va en mettre une vingtaine d'autres l'an prochain. Tout en se disant pourquoi pas plus. Il a une parcelle de 3 hectares actuellement vide et se demande s'il ne va pas la remplir au moins en partie avec des oliviers.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess