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Moissons 2020 : le bilan s'annonce très mauvais dans le Puy-de-Dôme et l'Allier

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Après une nouvelle année de sécheresse et les températures très chaudes de cet été, les céréaliers auvergnats font grise mine. Certes, le blé récolté est de bonne qualité, mais il est de faible rendement. Le bilan des moissons est donc plutôt négatif.Exemple à Varennes-sur-Usson chez Nicolas Delsuc.

La terre aride chez Nicolas Delsuc, agriculteur à Nonnette et Varennes-sur-Usson
La terre aride chez Nicolas Delsuc, agriculteur à Nonnette et Varennes-sur-Usson © Radio France - Mickaël Chailloux

Les tournesols situé sur un champ près de la route ne rayonnent pas. "Ils grillent" nous explique notre hôte, Nicolas Delsuc. Agriculteur depuis des dizaines d'années, il est installé depuis 15 ans dans ce Sud-Limagne, qui ne l'épargne pas depuis trois ans. Trois ans de sécheresse. Après pourtant une très bonne année en 2016, le rendement de ses cultures en 2020 est faible, principalement à cause de la sécheresse : 35 quintaux, contre 28 l'an dernier. C'est mieux, mais la moyenne se situe aux alentours de 55 quintaux. 

Pas assez d'eau et pas de stock

Selon Gilles Cabart, président de la FNSEA Allier et céréalier, les exploitations du département comptent - 20 % de rendement sur le blé par rapport à l'année dernière, entre -25 et -30 % sur l'orge, attaqué par les insectes. Pour le colza, on ne connait pas les chiffres, mais selon le céréalier, ils ne seront pas bons. Son homologue du Puy-de-Dôme, Philippe Roy constate également une baisse de rendement.

Pour Nicolas Delsuc, il va donc falloir "se serrer la ceinture". Peu d'investissements, et vivre sur ses provisions. Un peu dépité, mais avec humour, l'agriculteur explique qu'il a pu sauver sa récolte grâce aux "100 ml d'eau tombé en juin". De l'eau qu'il aurait préféré pouvoir stocker. "Si on avait eu cette eau aujourd'hui, on pourrait passer l'été tranquille" estime-t-il. Le stockage de l'eau est une des batailles de la FNSEA, qui l'a défendu encore par la voix de son vice-président vendéen Joël Limouzin : "J'en appelle à un grand plan d'investissement qui préserve notre souveraineté alimentaire et l'avenir de nos territoires." 

La mauvaise répartition des aides de la PAC

Un des autres points que signale Nicolas Delsuc, c'est la mauvaise répartition des aides de la PAC. Certaines zones dans le Puy-de-Dôme sont considérées en zone intermédiaire, c'est à dire plus fragile et souvent sur des terres à faible potentiel. C'est le cas de l'exploitation de l'agriculteur de Varennes-sur-Usson. 

Reportage à Varennes-sur-Usson de Mickaël Chailloux

L'an dernier, déjà, les moissons avaient été très mauvaises en Auvergne, et surtout en Limagne, par rapport aux chiffres nationaux. 

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