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Dossier : Salon de l'Agriculture 2020

Yonne : Laurent Mandron élève 120 charolaises au quotidien

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Par , France Bleu Auxerre

Alors que le salon de l'agriculture s'ouvre ce samedi porte de Versailles à Paris, rencontre avec Laurent Mandron éleveur à Montillot dans l'Avallonais. Il élève cent vingt vaches charolaises. Malgré quelques difficultés liées au métier son exploitation se porte bien.

Laurent Mandron, éleveur de bovin à Montillot
Laurent Mandron, éleveur de bovin à Montillot © Radio France - Loïc Bongeot

Laurent Mandron est éleveur à Montillot dans l'Avallonais. Il tient, avec sa femme et l'aide de ses deux garçons une exploitation qu'il souhaite garder familiale, il a déjà repris la succession de ses parents et l'un de ses enfants se prépare à prendre la suite d'ici quelques années.

120 vaches charolaises 

Dans cette exploitation, Laurent est naisseur engraisseur, il engraisse tous ses bovins avec 95% de matière première venant de sa propre culture. "On connait tous nos produits pour produire de la viande de façon saine et correcte". Il tient à répondre à la demande des consommateurs de plus en plus axée sur le bien-être animal et la viande naturel. 

"70 heures par semaine et quelques jours de repos dans l'année"

Laurent Mandron admet que les nouvelles technologies et la mécanisation aident la filière, "elles permettent de faciliter le quotidien, le travail physique", les tâches sont moins dures que pour les générations précédentes, mais leurs exploitations leurs prennent encore beaucoup de temps aux agriculteurs.  Les bêtes ont en permanence besoin des éleveurs ne serait-ce que pour leur donner à manger, au quotidien. Il est parfois difficile pour eux de s'absenter pour quelques jours de vacances, Laurent peut néanmoins compter sur ses fils qui remplacent leurs parents 4 à 5 jours par semestre pour un peu de repos. 

Laurent adhère à des chartes de qualité qui l'obligent à répondre à des cahiers des charges très stricts et la gestion administrative lui prennent beaucoup de temps en dehors de ses bêtes, "il y a un suivi qui est très important, toutes les bêtes sont tracées, elles ont des cartes d'identité, on a des contrôles réguliers sur notre façon de travailler", ça demande un suivi quotidien et forcément, du temps en plus. 

Des contraintes climatiques 

Les agriculteurs sont les grandes victimes du réchauffement climatique, de plus en plus ils doivent subir les caprices du ciel notamment les canicules en plein été qui font mal à leur portefeuille. "Depuis trois quatre ans, tous les ans on est obligé d'alimenter les bêtes en prairie du mois de juillet au mois d'octobre...", il faut à Laurent plus de matière première et ça engendre un coût financier dont il se passerait bien. 

Malgré les difficultés, Laurent Mandron est très fier de son métier et le fait avec beaucoup de passion et d'enthousiasme, jusque là, il n'a jamais eu envie de baisser les bras.

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