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Morbihan : les moissons s'annoncent mauvaises cette année

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

L'automne pluvieux et l'hiver doux en Bretagne ont eu de lourdes conséquences sur les moissons qui commencent en cette mi-juillet. Les rendements d'orge, de blé, ou encore de colza seront faibles selon les exploitants.

Les rendements des moissons vont être faibles
Les rendements des moissons vont être faibles © Radio France - Maxime Bossonney

Dans son exploitation de Mauron dans le Morbihan, Jean-René Meunier tient dans sa main les épis de blé qu'il s’apprête à moissonner. Habituellement jaunes et dorés, les grains sont noirs et violets, "la faute aux attaques de pucerons" explique le céréalier. Des insectes qui ont ravagé ses champs et dont la prolifération a été favorisée par un hiver 2019 particulièrement doux dans la région.

Jean-Marie René fait pousser du colza, de l'orge et du blé
Jean-Marie René fait pousser du colza, de l'orge et du blé © Radio France - Maxime Bossonney
Les moissons risquent d'être mauvaises à cause des conditions météo
Les moissons risquent d'être mauvaises à cause des conditions météo © Radio France - Maxime Bossonney

L'automne qui a précédé n'a pas non plus aidé les parcelles de céréales. Les fortes précipitations ont inondé les sols, empêchant les semis de pousser normalement. "Un blé, quand il fait 70 centimètres, vous avez 2 mètres de racine, là actuellement les racines ne sont que 30 centimètres dans le sol" précise Jean-René Menier dont les champs sont parsemés de trous, "normalement je dois être à 500 épis au mètre carré, j'en suis à 200" souligne-t-il. Difficile en effet pour les jeunes pousses de trouver leur chemin dans des champs remplis d'eau.

Jean-René Menier dans son exploitation
Jean-René Menier dans son exploitation © Radio France - Maxime Bossonney

Le manque à gagner est considérable pour Jean-René Menier, près d'1,5 tonnes en moins par rapport aux années précédentes que ce soit pour le colza, le blé ou l'orge. "Cela fait 20 ans que je suis dans le métier c'est la première fois que je vois ça" confie l'agriculteur. "En septembre, quand on aura fini la campagne de moisson, le trou dans les comptes va être conséquent" estime-t-il. La moisson à peine commencée, Jean-Marie Menier compte déjà faire appel aux assurances pour le dédommager.

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