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Agriculture – Pêche

Création d'un comité national de lutte contre les dégâts des sangliers, les Alpes-Maritimes concernées

mardi 4 septembre 2018 à 18:05 Par Laurent Vareille, France Bleu Azur

Le gouvernement installe ce jeudi un comité national de lutte contre les dégâts sur les exploitations agricoles causés par les sangliers. Il doit prendre la mesure d'un phénomène en expansion ces dernières années, que les Alpes-Maritimes connaissent très bien.

7200 sangliers ont été abattus lors de la saison 2017/2018 dans le 06 (Photo d'illustration)
7200 sangliers ont été abattus lors de la saison 2017/2018 dans le 06 (Photo d'illustration) © Maxppp - Christian Watier

Alpes-Maritimes, France

Dans le département des Alpes-Maritimes, la population de sangliers est en augmentation constante depuis des années. Il suffit d'examiner le nombre d'animaux abattus. Dans les années 70, environ 1.000 sangliers sont chassés chaque année. Pour la saison 2017-2018 ce nombre était de 7.200 dont plus de 16% tirés sur la bande littorale par des battues administratives. 

Une présence importante dans les zones urbanisées

Les communes du littoral et du moyen pays constituent une zone particulière. Le sanglier y est classé comme nuisible et fait l'objet de battues administratives ou de tirs de nuits effectués par les lieutenant de louveterie dont le nombre a doublé en deux ans. Ils sont désormais 42. 

Les périodes de chasses ont également été élargies pour faire fasse à ce qu'on nomme désormais prolifération. "La moindre parcelle de 2.000 mètres carrés non entretenue est devenue un refuge pour l'animal, explique Jean-Philippe Frêre, secrétaire départemental de la FDSEA. Ces parcelles, très nombreuses sur le littoral, tout comme les lits de rivières et les vallons encaissés, sont autant de zones qui permettent aux sangliers d'avoir des bases pour ravager les terrains agricoles et ceux des particuliers".

Un comité national inspiré par les comités départementaux

Dans le cas de dégâts, seuls les agriculteurs peuvent être indemnisés. La DDTM, direction départementale des territoires et de la mer, qui pilote la question, recueille tout de même les plaintes des particuliers : 500 ont été enregistrées en 2017-2018. Elle réunit également régulièrement un comité départemental qui rassemble tous les acteurs du dossier. Le comité national installé ce jeudi est du reste complètement inspiré de ces initiatives locales.

Les sangliers très nombreux dans les Alpes-Maritimes