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Négociations commerciales : "on est face à des murs", explique un éleveur du Roannais

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La FDSEA et les Jeunes agriculteurs de la Loire en appellent à l'État pour obtenir de meilleurs prix de vente de leurs productions auprès de la grande distribution. Un rassemblement est organisé devant la préfecture à Saint-Étienne mercredi 24 février.

Paul Meunier est le secrétaire général des Jeunes agriculteurs de la Loire.
Paul Meunier est le secrétaire général des Jeunes agriculteurs de la Loire. © Radio France - Tifany Antkowiak

Au lendemain de la visite d'Emmanuel Macron dans une exploitation en Côte d'Or, et à quelques jours de la fin des négociations commerciales entre exploitants et distributeurs, les agriculteurs de la Loire sont appelés à se rassembler devant la préfecture ce matin (mercredi) à 11h30 à Saint-Étienne

La FDSEA et les Jeunes agriculteurs demandent à l'État de tenir ses engagements, près de deux ans et demi après la promulgation de la loi Egalim, censée garantir de meilleurs revenus aux agriculteurs. Mais dans certaines filières, les prix restent trop bas pour que les éleveurs se dégagent des revenus suffisants.

On nous dit "faites du Label rouge au prix du standard"

"Nos agriculteurs qui ont des petites fermes, même quand ils se regroupent, à la fin de toute façon il y a des grands patrons qui disent "si vous baissez pas le prix j'irai prendre ailleurs"; on est face à des murs", commente Paul Meunier, le secrétaire général des Jeunes agriculteurs de la Loire. Il est lui-même confronté à cette difficulté d'obtenir des prix de vente qui couvriraient les coûts de production.

Il a repris en 2015 avec son frère l'exploitation familiale à Mars (Loire), dans le Roannais. Un élevage de Charolaises. Mais les deux frères ont vite constaté qu'ils devaient se diversifier pour pouvoir vivre tous les deux de leur activité, ils ont donc décidé de se lancer aussi dans l'élevage de poulets. Et dans les deux filières, ce n'est pas la même chanson quand il s'agit de prix : "on fait du Label rouge dans les deux, en poulet ça marche parce qu'on est prêt à mettre plus cher pour de la qualité, et en bovin, non, on nous dit presque "faites du Label rouge mais au prix du standard". 

Moins de 600 euros de salaire mensuel

Paul Meunier et son frère ne veulent pas arrêter l'élevage bovin, car ils craignent pour l'avenir de la filière, et qu'ils refusent aussi de voir disparaître les 180 hectares de prairies dédiés à leurs 120 vaches charolaises. Alors en attendant des prix plus proches de leurs coûts de production, ils vivent tant bien que mal, en se dégageant moins de 600 euros par mois, une fois les charges et emprunt réglés. 

"Et encore, on n'est pas les plus à plaindre", assure Paul Meunier. Il s'inquiète d'entendre parler d'exploitants contraints de vendre leurs vaches pour pouvoir régler leurs factures, mais aussi face aux difficultés comme les sécheresses à répétition. "Comment fait-on si on vend son outil de production?", lâche-t-il.

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