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PHOTOS - Avec les chasseurs pour observer et compter les chamois en forêt sous-vosgienne

Les fédérations de chasse du Territoire de Belfort et de Haute-Saône, avec l'Office National des Forêts terminent en avril 2021 une série de comptages de chamois dans la forêt sous-vosgienne. L'objectif est de mieux connaitre les populations de chamois des forêts dans la région.

Illustration, un chamois en forêt
Illustration, un chamois en forêt © Maxppp - AltoPress

Le grand public ne le sait pas forcement, mais le chamois est bien présent en Franche-Comté. C'est le cas dans la région sous-vosgienne qui englobe une partie des forêts du Territoire de Belfort et de celles de Haute-Saône. Le chamois a été réintroduit dans les Vosges en 1956.

La fédération de chasse du Territoire de Belfort et la fédération de chasse de Haute-Saône, l'Office National des Forêts, l'Office Français de la Biodiversité, avec l'aide de la Réserve Nationale des Ballons Comtois et les chasseurs locaux effectuent des comptages de chamois qui vivent dans nos forêts afin de mieux en connaître la population.

Départ au lever du jour, les sous bois sont encore bien sombres, il faut attendre un peu plus de luminosité avant de pouvoir effectuer  le circuit.
Départ au lever du jour, les sous bois sont encore bien sombres, il faut attendre un peu plus de luminosité avant de pouvoir effectuer le circuit. © Radio France - Jean-François Fernandez

Un comptage minutieux 

Ces comptages sont répétés 4 fois sur 4 semaines, en empruntant toujours les mêmes circuits définis grâce à la connaissance des chasseurs locaux. Tous les mercredi matin, des binômes effectuent les mêmes circuits d'observation. C'est la répétition au même endroit à la même heure qui permet d'avoir des données exploitables. 

Le jour se lève en forêt, le soleil perce à travers les troncs d'arbres.
Le jour se lève en forêt, le soleil perce à travers les troncs d'arbres. © Radio France - Jean-François Fernandez

Juste avant le lever du jour, des binômes composés de chasseurs et d'agents ONF se donnent rendez-vous en forêt au chalet de l'ONF dans la forêt de Saint Antoine à Plancher-les-Mines. Au même moment, d'autres binômes se retrouvent dans la forêt du pays sous-vosgien dans le Territoire de Belfort pour des parcours d'observation.

Pierre Benedetto, de la fédération de chasse de Haute-Saône observe les chamois aux jumelles.
Pierre Benedetto, de la fédération de chasse de Haute-Saône observe les chamois aux jumelles. © Radio France - Jean-François Fernandez

L'observation des chamois au lever du jour

Ces randonnées durent 3 heures après le lever du soleil, sur chemin ou hors sentier pour aller dans les zones où se trouvent les chamois.

Ces observations se font tôt le matin, au moment où le jour se lève, car c'est à ce moment là après avoir dormi que les chamois cherchent de la nourriture. Une observation particulièrement difficile vu la densité de la forêt. Contrairement aux images de chamois que l'ont peut voir dans les Alpes ou les Pyrénées, dans la forêt sous-vosgienne le chamois ne domine pas sur les hauteurs d'un rocher.

Le chamois de forêt évolue dans des terrains accidentés.
Le chamois de forêt évolue dans des terrains accidentés. © Radio France - Jean-François Fernandez

Sur ce circuit que nous suivons, il n'y a ni chemin ni sentier. Nous pénétrons dans la forêt en traversant des cours d'eau, en escaladant des rochers. Le circuit que nous empruntons a été établi par les chasseurs locaux qui connaissent bien ce territoire. Ils ont l'habitude de voir ici quelques chamois. Pierre Barrey chasseur explique qu'il y a quelques années il voyait beaucoup plus de chamois, désormais on en observe moins.  

Le chamois de forêt évolue dans des terrains accidentés.
Le chamois de forêt évolue dans des terrains accidentés. © Radio France - Jean-François Fernandez

Le circuit que nous suivons longe la limite de la Réserve Naturelle Nationale des Ballons Comtois. La réserve est balisée, nous pouvons passer au dessous mais nous ne pouvons pas monter plus haut. Des petits panneaux carrés avec une étoile verte sur fond blanc, cloués sur des troncs, indiquent la frontière de la réserve à ne pas dépasser.

Panneau Réserve Naturelle Nationale des Ballons Comtois en forêt de  Saint Antoine à Planche-les-Mines
Panneau Réserve Naturelle Nationale des Ballons Comtois en forêt de Saint Antoine à Planche-les-Mines © Radio France - Jean-François Fernandez

Des consignes strictes

Avant le départ, la fédération de chasse rappelle le mode opératoire d'observation et comptage aux binômes : "Le binôme progresse silencieusement, à allure normale et régulière en suivant précisément le tracé indiqué. Le cheminement n’est interrompu que lorsque des chamois sont détectés à l’œil nu. La détermination du sexe et de l’âge de chacun des animaux est alors effectuée (à l’aide de jumelles et/ou longue-vue et l’observation est reportée sur la fiche de comptage ainsi que sur la carte avec un numéro commun pour cet évènement. Ceci étant fait, la progression peut reprendre dans les mêmes conditions".

Ces comptages ont débuté le 7 avril 2020, ils sont répétés tous les mercredis matin sur les mêmes circuits. C'est la répétition sur plusieurs années de ces observations qui permettra d'avoir des données intéressantes. 

Le binôme d'observation en descente en fin de circuit.
Le binôme d'observation en descente en fin de circuit. © Radio France - Jean-François Fernandez

Le but de ces comptages c'est de mieux connaître le chamois, mieux savoir comment il occupe l'espace et quelle est sa dynamique, quelle est sa démographie.

Pierre Benedetto, chargé de mission à la fédération de chasse de Haute-Saône explique  : "C'est une espèce qu'on ne s'attend pas forcément à retrouver dans ces milieux là. C'est toute la particularité de notre suivi, c'est qu'on est exclusivement dans des milieux très fermés de forêts de moyenne montagne. On va observer des chevrées, c'est à dire des groupes de femelles avec leurs jeunes de l'année et les jeunes de l'année précédente, qu'on appelle les éterlous, et à l'écart, on trouvera quelques groupes de mâles ou des mâles isolés selon leur âge". 

Lors de notre circuit, nous avons pu observer sur une durée de trois heures deux chamois, des chamois que nous sommes allés chercher dans des endroits escarpés et boisés.

Reportage en forêt, dans le silence absolu !

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