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Agriculture – Pêche

Orage de grêle du 26 mai sur le vignoble : première réunion de la cellule d'urgence à Bordeaux

mercredi 6 juin 2018 à 18:11 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde

Pour la première fois, la cellule d'urgence mise en place après les orages de grêle du 26 mai s'est réunie ce mercredi matin en Préfecture. La filière a fait le point sur les mesures d'accompagnement prises pour aider les viticulteurs sinistrés, et fait part de ses doléances.

Les dégâts dans les vignes de Marcillac, en Haute-Girodne, après la grêle du 26 mai
Les dégâts dans les vignes de Marcillac, en Haute-Girodne, après la grêle du 26 mai © Maxppp -

Bordeaux, France

Toute la filière viticole  était rassemblée ce mercredi matin en préfecture, à Bordeaux, pour la première réunion de la cellule d'urgence, mis en place après l'épisode de grêle qui a touché le vignoble girondin le 26 mai. Le chiffrage des dégâts est encore en cours, mais ce sont environ 7000 hectares qu ont été touchés, dans les appellations Blaye-Côtes-de-Bordeaux, Côtes de Bourg et Haut Médoc, dont la moitié à plus de 80%, soit au total, environ 500 viticulteurs impactés à des degrés divers. 

Le préfet de Gironde a présidé la réunion - Radio France
Le préfet de Gironde a présidé la réunion © Radio France - Préfecture de Gironde

Le préfet de Gironde n'a pas fait d'annonce-miracle , mais  a rappelé le dispositif d'aides mis en place. "Ces mesures de compensation  ne sont évidemment pas à la hauteur des dégâts subis, a souligné Didier Lallement, mais ce ne sont pas pour autant des mesurettes . Les viticulteurs sinistrés pourront bénéficier de l'exonération sur le foncier non bâti, rappelant au passage que 'l'an dernier, pour le gel, cette exonération a représenté 7 millions d'euros pour la seule Gironde. Cette exonération sera automatique, a expliqué le préfet, dès lors qu'on aura tracé une cartographie exacte des dégâts". Les allègements de cotisations sociales seront également immédiats. "Il y a tout un panel de solutions pratiques que nous avons passées en revue, et que nous allons rediffuser auprès des professionnels concernés". 

"Pas des mesurettes" Didier Lallement, préfet de Gironde

Les demandes des viticulteurs transmises aux ministères 

Les viticulteurs ont aussi fait part de leurs doléances : dans le cadre de la réforme en cours de la fiscalité agricole, ils demandent la possibilité de constituer une "réserve climatique". C'est à dire mettre de côté une partie des bénéfices les années fructueuses, et les réinjecter dans le chiffre d'affaire les années de gel ou de grêle. La filière réclame également un relèvement des plafonds des stocks qu'ils peuvent constituer d'une année sur l'autre;, autrement dit le VCI ( Volume Complémentaire Individuel).

On vit le troisième accident climatique en six ans, il faut donc structurer nos entreprises pour faire face à ces aléas de plus en plus fréquents. - Hervé Grandeau, président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux. 

"Trois mesures nécessaires pour voir l'avenir un peu plus sereinement" Hervé Grandeau, président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux

Lors de la réunion de la cellule d'urgence  - Aucun(e)
Lors de la réunion de la cellule d'urgence - Préfecture de Gironde

La profession réfléchit d'autre part à la meilleure façon d'inciter les viticulteurs à s'assurer contre le gel, ce qui est rarement le cas aujourd'hui, pourquoi pas en intégrant cette assurance aux cotisations aux organismes professionnels. "La réflexion ne fait que commencer, mais il faudra aller vite et trouver des solutions dès 2019, explique Hervé Grandeau. Nous ne pourrons pas pérenniser le vignoble bordelais si on ne passe pas par là. On le voit aujourd'hui : les exploitations qui n'étaient pas assurées souffrent encore plus que celles qui étaient assurées". 

Je suis pour cette généralisation. L'an dernier, j'a gelé, je n'étais pas assuré. Je me suis assuré pour cette année 2018, et bien m'en a pris, car avec la grêle qui a détruit 90% de ma récolte, ç'aurait été très difficile de passer l'année. — Jean-Samuel Eynard, viticulteur à Bourg-sur-Gironde et vice-président de l'appellation Côtes-de-Bourg

"Grand bien m'a pris de m'assurer cette année"

Les demandes de l'inter-profession ont été transmises aux ministères concernées.