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Agriculture – Pêche

Pêcheur, "un métier qui se porte bien mais avec de fortes incertitudes"

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Par , France Bleu Loire Océan

La mission d'information sur la pêche vient de rendre son rapport à l'Assemblée nationale. Il dresse un état des lieux de la filière en France. On fait le point avec la rapporteure de cette mission d'information, la députée LREM du Finistère, Annaïg Le Meur.

La pêche fait travailler 13.500 personnes en France (photo d'illustration)
La pêche fait travailler 13.500 personnes en France (photo d'illustration) © Maxppp -

Loire-Atlantique, France

Comment va la pêche aujourd'hui en France ? La question vient de faire l'objet d'une mission d'information dont le rapport vient d'être présenté à l'Assemblée nationale. La rapporteure de cette mission d'information, la députée LREM du Finistère Annaïg Le Meur, était l'invitée de France Bleu Loire Océan ce jeudi matin. Elle résume les choses ainsi : "c'est un métier qui se porte relativement bien, mais où il y a des incertitudes qui sont fortes, notamment liées au Brexit mais aussi liées au renouvellement de sa flottille et de ses marins".

Pêcheur, un métier qui a une mauvaise image

La pêche représente 13.500 emplois en France. Mais il y a des problèmes de recrutement parce que le métier de pêcheur souffre toujours d'une mauvaise image. "On parle toujours de la pénibilité alors que c'est un métier qui, certes, est difficile mais avec des conditions qui s'améliorent. Il y a maintenant des bateaux avec le Wifi, des couchettes qui sont correctes, etc. Et surtout, c'est toujours un métier qui paie très bien. Il faut donc améliorer l'image du métier de pêcheur".

30 ans de moyenne d'âge pour les bateaux

Il y a certes des bateaux très modernes, mais en France, ils ont un moyenne d'âge de 30 ans. Avec tous les problèmes que ça pose en terme de risques d'accidents et de pollution, notamment. "J'ai eu l'occasion d'aller sur les ports de pêche", poursuit Annaïg Le Meur. "Et quand vous passez d'un bateau de 30 ans, à un bateau de 20 ans, puis à un de 10 ans, vous comprenez bien qu'un jeune ne puisse être attiré que par un bateau récent puisqu'il y a à bord tous les moyens de sécurité, de détection du poisson, l'informatique et au niveau, aussi, du confort de vie. Il y a donc une nécessité de renouveler la flottille. Et pour se faire, nous proposons de jouer sur les quotas : c'est-à-dire accorder une petite part de quotas supplémentaire aux armateurs qui feraient l'effort d'améliorer leurs bateaux pour les rendre moins polluants".

Les quotas : du bon et du moins bon

Les quotas de pêche ont permis d'améliorer l'état de la ressource ces dernières années. Le thon rouge est par exemple revenu en Méditerranée souligne Annaïg Le Meur. Ça, les pêcheurs le reconnaissent. Mais, en même temps, les quotas les gênent. "C'est pour ça que nous proposons qu'il y ait des quotas pluriannuels et non plus annuels comme actuellement. Ce qui permettrait aux pêcheurs d'avoir une meilleure visibilité et d'oser faire des investissements plus facilement. Même si ça peut vouloir dire, aussi, avoir le droit de pêcher moins que ce que permettrait l'état de la ressource si les quotas ont été sous évalués"

La grosse incertitude du Brexit

Ce qui inquiète beaucoup les pêcheurs en ce moment, mais aussi toute la filière, ce sont les conséquences du Brexit, de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. "S'ils n'ont plus accès aux eaux britanniques, ça veut dire que les bateaux français qui y vont actuellement ne pourront tout simplement plus pêcher de poisson". Ça concerne directement 200 navires français. "Le dispositif qui est proposé, c'est le 'sac à terre', c'est-à-dire une indemnisation versée pendant six mois. Mais personne ne le souhaite. Et, l'autre soucis, c'est qu'ils se reportent sur d'autres zones de pêche". C'est en effet la crainte des pêcheurs de Loire-Atlantique et de Vendée. Eux ne vont que très peu dans les eaux britanniques mais ils redoutent de voir arriver de nombreux navires supplémentaires sur leur zone de pêche, le golfe de Gascogne. "Ça deviendrait compliqué avec le risque de se retrouver avec des sortes de batailles navales, ce qui n'est pas une solution non plus. On espère donc toujours qu'il y aura des négociations, malheureusement la balle n'est pas dans notre camp et il y a beaucoup d'incertitude".

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