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Agriculture – Pêche

Peste porcine : pas de dépistage des sangliers tués, contrairement à ce qu’annonçait le ministre

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

En déplacement dans les Ardennes le 25 janvier 2019, le ministre de l’Agriculture annonçait que tous les sangliers tués dans la zone blanche feraient l’objet d’analyses pour détecter l’éventuelle présence de peste porcine africaine. Ce n’est pas le cas.

Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, dasn les studios de France Bleu
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, dasn les studios de France Bleu © Radio France - Florence Beaudet

Charleville-Mézières, France

Le 25 janvier 2019, à Charleville-Mézières, en préfecture des Ardennes, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume était clair : "tous les sangliers tirés dans les battues par balle seront prélevés et analysés". Et d’ajouter : "C’est bien normal. Nous avons besoin de sécurité et de crédibilité par rapport à l’Europe"

Des annonces qui n’ontpas été mises en application. Tant pis pour la « crédibilité ». Le ministère de l’Agriculture, contacté par nos soins, le confirme : "La réalisation de tests systématiques n’apparaît pas pertinente à ce stade". Dans 2 à 3 semaines, "un programme de dépistages complémentaires sera envisagé lorsque les actions de dépeuplement diminueront". En attendant, seuls les animaux trouvés morts lors des patrouilles renforcées font l’objet d’analyses systématiques

167 sangliers ont été abattus en France au 4 février 2019  - Radio France
167 sangliers ont été abattus en France au 4 février 2019 © Radio France - Alexandre Blanc

Entre le 21 janvier et le 4 février 2019, 167 sangliers ont été abattus dans le périmètre de 141 km² au Nord des Ardennes et de la Meuse, le long de la frontière belge. Une zone blanche à l’intérieur de laquelle l’objectif est d’éradiquer tous les sangliers, dont la population est estimée à 570 têtes (à plus ou moins 200). 

On ne trouve pas ce que l’on ne cherche pas

Toujours le 25 janvier dernier, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume expliquait n’avoir rien à craindre quant à l’éventualité de déceler un cas de peste porcine sur un animal abattu "puisqu’un sanglier atteint par la peste porcine africaine meurt en 2 ou 3 jours"

Si on tire sur un sanglier qui court, c’est qu’il est indemne » - Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture  

Début janvier, côté belge, à Somethonne, à seulement quelques centaines de mètres de la frontières françaises, ce sont pourtant des chasseurs qui ont abattu les deux sangliers porteurs de peste porcine à l’origine du renforcement des mesures de prévention en France. Et c’est justement parce que la Belgique analyse systématiquement tous les cadavres de sangliers de sa zone d’observation, y compris ceux tués par balle, que la présence de la maladie a pu être confirmée. 

A Virton, en Belgique, les organes sont prélevés sur les sangliers afin d'être analysés - Radio France
A Virton, en Belgique, les organes sont prélevés sur les sangliers afin d'être analysés © Radio France - Alexandre Blanc

Le moindre cas de peste porcine africaine décelé en France lui ferait perdre son statut de « pays indemne ». Les éleveurs porcins de tout le pays se verraient privés du droit de vendre sur certains marchés comme le Japon ou la Chine qui représentent à eux seuls 35 % des exportations de porcs. Les pertes estimées pour la filière s’élèveraient à 3,5 milliards d’euros

La peste porcine africaine n'est pas transmissible à l'homme

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