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Agriculture – Pêche

Pesticides : la charte corrézienne peut-elle servir d'exemple ?

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Par , , France Bleu Limousin

Le gouvernement consulte la population sur les moyens de limiter l'exposition aux pesticides pour les riverains des cultures. Un sujet sur lequel la Corrèze semble en avance, avec la charte de bonnes pratiques mise en oeuvre depuis deux ans. Bilan.

Verger de pommiers à Troche en Corrèze (mars 2016).
Verger de pommiers à Troche en Corrèze (mars 2016). © Radio France - Nicolas Blanzat

Corrèze - France

En plein débat national sur l'épandage des pesticides, la Corrèze peut-elle servir de modèle à suivre ? Depuis deux ans, il existe une charte de bonnes pratiques entre les producteurs de pommes et les riverains. Mais les résultats semblent timides. Sur la distance entre les cultures traitées, et les habitations, la norme ici est de 50 mètres, alors que le gouvernement évoque une distance de 5 à 10m (voire moins), "c'est déjà très positif", estime le président de l'association des maires de la Corrèze, Jean-Jacques Dumas. 

Haies trop petites, manches à air encore en projet... 

L'écho est moins enjoué chez les associations d'habitants. "En terme de protection pure des riverains, on n'est pas loin de zéro, malheureusement", lance Fabrice Micouraud, le porte parole d'Allassac ONGF, alors que 500 mètres de filets anti-dérive ont été installés et près de 20 kilomètres de haies plantés près des maisons d'habitations. Des haies encore trop jeunes pour faire effet. 

Quant aux manches à air destinées à mesurer la force du vent, pour savoir si les pulvérisations peuvent avoir lieu ou non, seulement trois ont été installées. "Cela va venir", promet Agnès Donzeau, présidente du syndicat AOP Pomme du Limousin, "on va essayer de respecter tous les engagements pris au départ". Une nouvelle réunion du comité de suivi est prévue à la fin du mois de septembre. 

Une distance "ridicule" pour l'association "Alerte des médecins"

Cette charte en Corrèze, "c'est un début", pour le Dr Pierre-Michel Périnaud. L'association "Alerte des Médecins contre les Pesticides", qu'il préside, l'a signée, et souligne qu'elle "a été prévue de façon évolutive". Selon le généraliste limougeaud, ce qui est surtout à noter, c'est l'évolution de la surface agricole, "passée à 20% de bio sur l'AOP Pommes du Limousin". 

Pour Pierre-Michel Périnaud, qui était à 8h15 l'invité de France Bleu Limousin, la proposition du gouvernement est "ridicule, c'est ce qu'il y a dans les autorisations de mise sur le marché des produits !"  Le médecin s'étonne qu'on en soit encore là : "faut-il protéger les riverains ? ça fait dix ans que le réglement européen a dit oui, et ça fait 10 ans qu'on attend..." Et d'ironiser sur les études de l'ANSES (agence de sécurité sanitaire des aliments) mises en avant par le gouvernement. "L'ANSES a-t-elle évalué l'exposition sur le long terme ? En page 3, elle nous dit qu'elle n'a pas de méthode", dénonce le Dr Périnaud.

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