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PHOTOS - Le ras-le-bol des planteurs de betteraves, rassemblés devant la sucrerie de Roye

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Par , France Bleu Picardie

Quelques jours après avoir découvert la forte baisse du prix de rachat de leurs betteraves, les planteurs qui fournissent les sucreries Saint-Louis ont dit leur colère ce vendredi matin. Ils étaient environ 250 devant le site de Roye. Les syndicats demandent une réaction rapide du groupe Südzucker.

Environ 250 planteurs de betteraves venus de la Somme, du Calvados et de l'Eure se sont rassemblés devant les grilles de la sucrerie Saint-Louis à Roye.
Environ 250 planteurs de betteraves venus de la Somme, du Calvados et de l'Eure se sont rassemblés devant les grilles de la sucrerie Saint-Louis à Roye. © Radio France - Noémie Philippot

"Südzucker voleur", "Südzucker spolie les planteurs !" voilà ce qu'on pouvait lire sur les pancartes des manifestants devant la sucrerie de Roye ce vendredi matin. Près de 250 planteurs se sont rassemblés devant les grilles du site pour dénoncer les prix d'achats de la tonne de betteraves pratiqués par Saint-Louis Sucre. Ils ont chuté brutalement sur la récolte 2018, de près de cinq euros. Alors que le groupe Südzucker, qui détient les sucreries, a annoncé mi-février l'arrêt de la production sur le site d'Eppeville, cette chute de prix est le mauvais coup de trop pour les producteurs. 

"Moi je pense qu'il y aura un avant et un après 2019 si Südzucker ne revient pas sur sa décision, estime Dominique Fiévez, le président de la confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) dans la Somme. On a bien compris que ce groupe souhaitait réduire sa production française de sucre, par le fait de fermeture d'usine - Eppeville et Cagny, par le fait de décourager les planteurs de produire de la betterave avec des prix qui ne sont pas satisfaisants. Nous, ce n'est pas notre souhait, _on est dans des bassins de productions hyper compétitifs_, avec des outils hyper compétitifs. Ça, on veut les garder avec ou sans Südzucker." 

Les syndicats estiment que la baisse du prix de rachat de la betterave se fait au profit des actionnaires de Südzucker.
Les syndicats estiment que la baisse du prix de rachat de la betterave se fait au profit des actionnaires de Südzucker. © Radio France - Noémie Philippot

Avec cette baisse de prix inattendue, les pertes sont énormes pour les producteurs de la Somme. Romain Merschman produit de la betterave depuis deux ans seulement à Villers-Tournelles. Il n'est pas sûr de continuer à ce prix là : "Ça a divisé mon revenu par deux, c'est énorme. Je viens tout juste de m'installer, j'ai tous mes emprunts à payer. Aujourd'hui, on se prend une bonne claque en se demandant comment je vais faire les années à venir ..."

Cette baisse de près de cinq euros sur le prix de rachat entraîne une perte énorme pour les producteurs.
Cette baisse de près de cinq euros sur le prix de rachat entraîne une perte énorme pour les producteurs. © Radio France - Noémie Philippot

Une inquiétude partagée par tous les planteurs qui fournissent les quatre sucreries du groupe, à Eppeville et Roye dans la Somme, à Étrépagny dans l'Eure et à Cagny dans le Calvados. C'est pour cela que des producteurs de betterave sont venus de Normandie pour dire leur colère à Roye. Saint-Louis Sucre a racheté la tonne entre 15 et 17 euros pour la campagne 2018, contre 22 euros chez certains concurrents. "On se dit que soit ils se débrouillent mal, soit ils en gardent plus pour eux ! lance Xavier Hay, écœuré. Il est producteur près de Caen : "Ce sont des méthodes de voyou !"

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Avant de partir, les agriculteurs ont déversé plusieurs bennes de terre de betterave, parfois mélangée à du fumier, devant plusieurs entrées de la sucrerie de Roye. Dans une lettre, les syndicats ont adressé un ultimatum à Südzucker : verser cinq euros de plus par tonne de betterave d'ici fin avril, pour revenir sur cette baisse de prix. Si ce n'est pas le cas, les planteurs sont prêts à revenir devant les sucreries et durcir le ton, en bloquant peut-être des sites. 

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