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Plombée par des dettes, la ferme de Borny à Metz doit se réinventer

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Deux ans après sa naissance, la ferme de Borny à Metz est plombée par des dizaines de milliers d'euros de dettes. Le nouveau président doit changer de modèle pour que ce projet agricole trouve sa place en ville.

malgré ses difficultés financières, la ferme de Borny continue de fonctionner, mais au ralenti.
malgré ses difficultés financières, la ferme de Borny continue de fonctionner, mais au ralenti. © Radio France - François Pelleray

La ferme de Borny à Metz connait de grandes difficultés financières. Sous le poids de dizaines de milliers d’euros de dettes, elle a été obligée de se séparer de salariés. Il y avait cinq personnes à temps partiel, il reste deux équivalents temps plein.

Cette ferme urbaine de trois hectares se trouve à côté du parc de Gloucester et du Bon Pasteur, avec en fond les tours de Borny. Elle tourne au ralenti avec des cultures et toujours des animaux. Mais, un nouveau président a pris les rênes début mai, il doit changer de modèle pour qu’une agriculture puisse s'installer durablement au sein de la ville de Metz.

Un projet très ambitieux (Céline Neveux, à l'origine du projet)

Céline Neveux faisait partie des pionniers du projet. Elle s'est retirée aujourd'hui. Elle a repris à plein temps son maraîchage à Noroy-le-Veneur. Selon elle, le magasin de la ferme ne tenait pas la route. Et des partenaires ont fait défaut : "Le projet était très ambitieux. Il y a des soutiens qui nous ont manqués peut-être parce que le projet a été mal compris par certains producteurs. C’est un projet collectif. C’était un peu trop novateur je pense".

Les problèmes ont commencé en 2018 quand la sécheresse a fait baisser les rendements. "Le magasin ne pouvait plus être suffisamment alimenté" poursuit Céline Neveux. "Et on s’était fixé comme ligne de conduite de ne faire appel qu’à des producteurs _bio et locaux_. Le magasin s’est retrouvé quasiment vide jusqu’en juillet".

Entre les rêves et la réalité économique (Jean-Yves Macé, nouveau président)

La question des horaires d’ouverture est également évoquée pour expliquer les pertes financières. "Souvent, un magasin de producteurs ouvre deux jours par semaine, alors que nous ouvrions beaucoup plus, et il n’y avait pas forcément du monde tous les jours", raconte Floriane Gander, toujours salariée à la ferme de Borny.

Le nouveau président du conseil d'administration, Jean-Yves Macé, estime que ce projet de ferme urbaine était très ambitieux au départ : "Peut-être avons-nous fait l’erreur d’avoir été certains d’avoir raison. _On n’a jamais raison tout seul_. Forcément ce projet est propice au rêve. Et entre les rêves, l’ambition du départ et la réalité économique, il y a eu un écart. Et quand les difficultés ont débuté, la confiance avec les producteurs a pu être érodée".

Mais la ferme de Borny n'est pas morte. Les oies, les moutons, les poules sont toujours là. Des poivrons, des salades, aubergines, ail et choux ont été plantés. Des plants de tomates notamment sont en vente. Et la ville de Metz qui est propriétaire des terrains reste impliquée dans cette ferme de Borny.

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