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Agriculture – Pêche

Poitiers : nouvelle inquiétude sur le prix du lait chez les éleveurs

mercredi 2 mai 2018 à 6:05 Par Baudouin Calenge, France Bleu Poitou

Le prix du lait est à nouveau à la baisse. Après avoir atteint les 325 euros la tonne en début d'année, il est retombé à 305 et pourrait même descendre encore. Or, même à 325 euros la tonne, les éleveurs ne vivent pas de leur exploitation.

Frédéric Picquet dirige avec son frère Arnaud un Gaec à la Chapelle Montreuil.
Frédéric Picquet dirige avec son frère Arnaud un Gaec à la Chapelle Montreuil. © Radio France - Baudouin Calenge

Poitiers, France

C'est le cas des frères Arnaud et Frédéric Picquet à la Chapelle-Montreuil entre Poitiers et Lusignan. Avec leur million de litres de lait produit par leur cent vaches, ils tirent aujourd'hui le diable par la queue au point de débuter leur nouvelle campagne laitière avec un déficit de 40 mille euros. Et encore, cela aurait pu être bien pire s'ils n'avaient pas restructuré leurs prêts l'an dernier. "Sans cette restructuration, on n'aurait pas pu pérenniser l'exploitation" estime Frédéric Picquet

"On ne devrait pas se verser un salaire !"

L'un des nombreux batiments du GAEC Picquet. - Radio France
L'un des nombreux batiments du GAEC Picquet. © Radio France - Baudouin Calenge

Mais réduire leur annuité d'emprunt a un coût. Celui de prolonger de douze ans leur remboursement entamé en 2007. Au lieu d'en avoir fini en 2022, ce sera 2034 sans avoir la certitude que cette mesure soit une garantie pour l'avenir surtout avec un prix du lait qui est annoncé à 300 euros la tonne, voire moins. "Il faudrait qu'il soit payé 340 euros pour qu'on vive de notre travail", précise Frédéric Picquet. Car aujourd'hui, s'ils écoutaient leur centre de gestion, "on ne devrait pas se verser un salaire". Mais ils le font malgré tout ne serait ce que pour rémunérer leur 80 heures de travail hebdomadaire. Mais rien de royal : l'équivalent du SMIC pour chacun d'eux. Un salaire qui pour l'instant aggrave le déficit de l'exploitation.