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Agriculture - Pêche

Bientôt fini les poussins broyés et des porcelets castrés à vif : la réaction d'éleveurs mayennais

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Par , France Bleu Mayenne

Des poussins broyés et des porcelets castrés à vif : le gouvernement français s'engage à interdire ces deux pratiques controversées de l'élevage d'ici fin 2021.

Image d'illustration, élevage porcin
Image d'illustration, élevage porcin © Maxppp - Collection Watier/Maxppp

Interdire la castration à vif des porcelets et le broyage des poussins d'ici deux ans, d'ici fin 2021. Ce sont deux des quinze mesures en faveur du bien être animal annoncées ce mardi par Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture.

La fin de la castration à vif des porcelets

Actuellement les porcelets mâles sont castrés avant cinq jours de vie, à vif, sans anesthésie. Les éleveurs utilisent seulement un anti-inflammatoire pour atténuer la douleur. Selon les éleveurs, la viande d'un porc non castré à une odeur, un mauvais goût. 

Qu'on puisse endormir les porcelets totalement

"Les éleveurs sont tout à fait prêts à arrêter la castration, ça va dans le sens du bien-être animal. Après le ministre ne nous a pas donné les solutions. Soit on arrête complètement la castration des porcs et dans ces cas-là il faut qu'on trouve la solution pour qu'il n'y ait plus d'odeur sur la viande de porcs non castrés, sinon on va avoir une baisse très forte de consommation et on aura des produits immangeables. Deuxième solution, on continue à castrer, mais qu'on puisse endormir les porcelets totalement. Aujourd'hui seulement les vétérinaires peuvent le faire, donc nous donner le droit. Mais que ça n'engendre pas de coûts supplémentaires pour les éleveurs qui nuisent à leur compétitivité. Il faut une directive européenne et non pas franco-française", estime Mickaël Guilloux, éleveur de porcs à Astillé au sud de Laval, responsable de la section porcine de la FNSEA en Pays de la Loire. 

Mickaël Guilloux, éleveur de porcs à Astillé et responsable de la section porcine de la FNSEA en Pays de la Loire

La fin du broyage des porcelets

Autre mesure annoncée par le ministre de l'agriculture, la fin du broyage des poussins. Actuellement certains poussins sont jetés dans des broyeurs dès leur naissance dans des couvoirs : ce sont "les frères" ou "les fils" des poules pondeuses, des poulets mâles, qui ne peuvent pas pondre d’œufs, mais qui n'ont pas assez de chair pour être élevés pour leur viande. Pour les poulets élevés pour leur chair, les éleveurs gardent les mâles et les femelles, dans la filière ponte, seule les femelles sont conservées. 

On n'a jamais cautionné de broyer des poussins, qui pouvait se glorifier en disant on a broyé des poussins, personne

"Ce ne sont pas les éleveurs ni du département, ni de la région ni de France qui ont décidé de broyer des poussins, c'est un système industriel qui a amené ça. Cela a un coût de faire naître des animaux, et derrière il faut les détruire, c'est un non-sens économique. C'est un processus industriel qui aujourd'hui pour moi n'est pas glorifiant. On n'a jamais cautionné de broyer des poussins, qui pouvait se glorifier en disant on a broyé des poussins, personne. Ce qu'on souhaite c'est que dans la recherche on puisse arriver à ne pas avoir de mâles quand on n'en a pas besoin. Le sexage dans l’œuf est en train d'avancer, je fais confiance à la génétique pour éviter ce carnage. C'est anti humain, c'est anti animal, et ce n'est surtout pas ce que l'éleveur souhaite", estime Jean-Yves Guérot, le représentant à la chambre d'agriculture de la Mayenne des éleveurs de volailles, membre de la FDSEA.

Jean-Yves Guérot, le réprésentant à la chambre d'agriculture de la Mayenne des éleveurs de volailles, membre de la FDSEA.

Les associations de protection des animaux déçues

Pour éviter la castration des porcs, un protocole pourrait être mis en place avec les vétérinaires, pour une prise en charge complète de la douleur. Mais l'association de protection des animaux CIWF demande l'arrêt total de la castration, elle regrette également l'absence d'annonce pour l'interdiction de vente des œufs de poules élevées en cage, comme s'y était engagé Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle. 

Ces mesures ne sont pas assez ambitieuses estime de son côté l'association L214. Elle espérait des annonces concernant les conditions d'abattage des animaux.

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