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Dossier : Salon de l'Agriculture 2019

PORTRAIT - C'est le 40ème salon de l'agriculture pour le Mayennais Jean-Pierre Audebert, son avant-dernier

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Par , France Bleu Mayenne
Ampoigné

Rencontre avec Jean-Pierre Audebert, 67 ans, un habitant d'Ampoigné. Le Mayennais est le plus ancien commissaire de concours au salon de l'agriculture à Paris : 40 ans de présence porte de Versailles.

A 67 ans, Jean-Pierre Audebert va prendre sa retraite du salon l'année prochaine.
A 67 ans, Jean-Pierre Audebert va prendre sa retraite du salon l'année prochaine. © Radio France - Charlotte Coutard

Le Hall 1 du salon de l'agriculture à Paris n'a plus aucun secret pour lui. C'est le royaume des ovins, celui aussi de Jean-Pierre Audebert, un Mayennais vivant à Ampoigné. Il a 67 ans, il est un ancien professeur au lycée agricole de Château-Gontier, fils d'éleveur bovin, et il est le plus ancien commissaire de concours de tout le salon, 40 ans de bons et loyaux services. Mais le salon 2020 sera sont dernier, après il raccroche son gilet rouge de commissaire.

Plus de 400 jours sous le Hall 1 du Parc des Expositions

Son premier salon de l'agriculture, c'était donc en 1979. Son rôle de commissaire de concours, c'est de s'assurer que tout se passe bien

"On arrive le matin il fait noir, on repart le soir il fait noir, on est sous lumière artificielle pendant 10 jours. Et je comptais, 40 ans à 10 / 11 jours, _ça fait presque un an et demi sous ce bâtiment dans ma vie_", calcule le retraité mayennais. "Mais je ne mets pas le mot prison derrière, je mets le mot plaisir".

Mayenne Reportage de Charlotte Coutard

Un plaisir à organiser les concours ovins, et à chouchouter les éleveurs. "On fait _toute la mise en place pratique sur le ring_, les jurys, les animaux, les collègues, les élèves. On fait en sorte que le concours se déroule dans les meilleures conditions pour les animaux, pour les éleveurs. Et puis qu'il n'y ait pas de problèmes, de litiges de notes, parce que les éleveurs font de gros efforts pour venir à Paris, donc on n'a pas le droit de se tromper, c'est un salon international", rappelle Jean-Pierre.

On fait en sorte que le concours se déroule dans les meilleures conditions."

Et il se définit comme un MacGyver du salon, car chaque problème a sa solution. "Une porte qui ne fonctionne pas, une case qui est bloquée, une fuite d'eau. Les problèmes de santé, les problèmes techniques, pour l'alimentation, on est le relais. Les éleveurs viennent, ils s'occupent de leurs animaux. _On est un peu leurs guides pendant toute cette période du salon_. Tout est à disposition pour que ça se passe bien", raconte t-il.

Il prend sa retraite du salon dans un an

Mais le MacGyver du concours ovin va bientôt laisser sa place : le prochain salon en 2020 sera pour lui le dernier. "Le salon c'est le point repère dans l'année et c'est vrai que je prends un grand plaisir à venir, parce que je retrouve mes copains, je retrouve les éleveurs, je retrouve cette ambiance et c'est certain que, quand je vais arrêter, ça va me manquer. Je m'y prépare, ce sera un peu comme la retraite, ce sera la retraite du salon. Mais ça n'empêchera pas que je retournerai au salon après, pour venir de temps en temps les voir, parce qu'on ne peut pas couper comme ça tout d'un coup". 

Mais en bon camping-cariste, Jean-Pierre Audebert pourra toujours aller voir tous ses amis un peu partout en France.

Ça va me manquer, je m'y prépare."

Alors s'il ne devait retenir qu'une seule chose de ces 40 ans sur le salon, ce serait le professionnalisme des éleveurs. "Il y a des heures et des heures de travail, même si ce n'est qu'un mouton, qu'une vache, il y a eu un gros travail de fait en amont. Eux, c'est leur récompense, et il faut tout faire pour qu'ils puissent réussir. Il y a quelque chose de remarquable dans ce qu'ils font".

En 40 éditions du salon, Jean-Pierre Audebert n'a été absent que cinq jours, pour cause de maladie, et de voyage à l'étranger. Il lui reste un an pour préparer son pot de départ.

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