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PORTRAIT - Premières moissons en demi-teinte pour Elise, céréalière de 20 ans installée dans le Lauragais

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Par , France Bleu Occitanie

Elise Terres, 20 ans seulement, vient de terminer une semaine de moissons. Si elle a baigné dans l'agriculture depuis l'enfance, c'était "sa première" en tant que propriétaire agricole. France Bleu l'a rencontrée dans son exploitation du Lauragais, près de Toulouse.

Elise Terres, céréalière dans le Lauragais, près de Toulouse
Elise Terres, céréalière dans le Lauragais, près de Toulouse © Radio France - Clémence Fulleda

C'est de saison ! Blé dur et tendre, orge et bientôt le tournesol et le colza sont en train d'être moissonnés et notamment dans le Lauragais, région dont on dit qu'elle est "le grenier" de la région toulousaine. Problème : les pluies ont été intenses cet automne et en juin, notamment.  Résultat : une moisson en demi-teinte, comme l'explique Elise Terres.

"La météo, c'est mon seul patron"

Cette céréalière a 20 ans seulement, elle s'est installée à la fin de ses études (bac et BTS agricoles), il y a moins d'un an, en décembre 2019, dans les environs de Castelnaudary. Elle exploite du blé et du tournesol sur 70 hectares, dont 30 rachetés à sa famille. Mais elle a dû faire face à de gros épisodes pluvieux à l'automne et en juin.

Ainsi, le mois dernier, il est tombé 90 litres par mètre carré en Haute-Garonne en moyenne, on a même dépassé les 100 litres d'eau /m² dans le Lauragais, "soit +50% par rapport à la moyenne" selon Pascal Boureau, prévisionniste à Météo France.

Elise Terres raconte les conséquences : "Il y eu des pluies intenses, j'avais à certains endroits 20 cm d'eau, l'eau reste et cela fait mourir la plante. À certains endroits je n'ai rien ramassé". Il y a eu aussi de la pluie au moment de la floraison, donc le grain n'est pas terrible. Mais je ne peux pas faire grand chose, la météo c'est mon seul patron !"

Quoi qu'il en soit, ses rendements sont bien plus faibles que prévus, même si elle ne donne pas de chiffres. Ceci-dit, elle espère s'en sortir. Pour cela, elle tente notamment de vendre son blé quand le cours est au plus haut. 

Elle ne se dit pas particulièrement inquiète, mais elle a tout de même fait un prêt de 300.000 euros pour acquérir ses terres, et elle estime ses charges à 20.000 euros par an, hors assurance.

Reportage

Elise Terres, céréalière dans le Lauragais

Solidarité familiale

Et elle peut compter sur la solidarité familiale. Son papa notamment, conseiller agricole ou encore son oncle, qui exploite 60 hectares à côté des siens : "On a un cahier d'entraide, la moissonneuse est à lui, il moissonne et moi je lui transporte son blé par exemple". Elle pense en tout cas déjà à la saison prochaine, en assumant un "usage raisonné" des pesticides.

"J'aime travailler avec la nature donc c'est pas mon but de la détruire. Et en plus les produits coûtent de plus en plus en cher, je ne peux pas les balancer comme ça." Elle se diversifiera aussi peut-être dans trois ou quatre ans. 

"Les produits (phytosanitaires) coûtent de plus en plus cher, je ne peux pas les balancer comme ça !" - Elise Terres, céréalière dans le Lauragais

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