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Agriculture – Pêche

Pour éviter le naufrage économique, des fileyeurs boulonnais tentent de se reconvertir

vendredi 18 mai 2018 à 5:30 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord

A Boulogne, les petits pêcheurs souffrent depuis trois ans.Les fileyeurs sont une cinquantaine sur la Côte d’Opale, à partir pêcher à la journée. Mais leur grande spécialité, la sole, est menacée, notamment par la pêche électrique des Néerlandais. Alors, certains ont entrepris de se reconvertir.

Certains fileyeurs boulonnais se sont reconvertis dans le crabe et le homard, car la sole ne rapportait plus assez.
Certains fileyeurs boulonnais se sont reconvertis dans le crabe et le homard, car la sole ne rapportait plus assez. © Radio France - Matthieu Darriet

Boulogne-sur-Mer, France

Boulogne reste le premier port de pêche français, avec 32.000 tonnes de poissons débarqués. Il faut y ajouter tout ce qui arrive, par la route, depuis l’Europe du nord, et qui permet à la ville d’être la première plate-forme européenne de transformation du poisson, avec plus de 5.000 emplois.

Sept bateaux à la casse en 2017

Mais derrière ces chiffres, il y a des pêcheurs en difficulté, notamment les fileyeurs, les plus petits d'entre eux. Sept ont arrêté leur activité, l‘année dernière. Les bateaux sont partis à la casse et l’hémorragie va continuer si rien n’est fait.

Sept fileyeurs ont arrêté leur activité l'année dernière, sur la Côte d'Opale. Les navires sont partis à la casse.  - Radio France
Sept fileyeurs ont arrêté leur activité l'année dernière, sur la Côte d'Opale. Les navires sont partis à la casse. © Radio France - Matthieu Darriet

Alors certains réagissent comme Jonathan Delsart. Avec ses 4 hommes d’équipage, il a réduit son temps de pêche à la sole en investissant dans des casiers :  "avant j'avais un bateau pour pêcher au filet. Mais avec la pêche électrique, les chiffres d'affaires étaient en baisse, alors j'ai changé de méthode de travail et de bateau. Je fais toujours de la sole, mais aussi du carrelet, de la seiche, du homard et du crabe".

Pour faire le même chiffre d'affaires qu'avant, j'ai dû me diversifier. On est obligés de faire tous les métiers, sinon, on n'y arrivera plus.

Le "Corentin Lucas" a investi pour se lancer dans la pêche avec des casiers pour le homard, le crabe et la seiche. - Radio France
Le "Corentin Lucas" a investi pour se lancer dans la pêche avec des casiers pour le homard, le crabe et la seiche. © Radio France - Matthieu Darriet

Jonathan Delsart se demande si c’est raisonnable que son fils suive ses pas. Car la remise en cause est brutale et les risques sont gros, souligne Stéphane Pinto, le représentant des fileyeurs boulonnais : "il y a un investissement important et des modifications nécessaires sur les navires. Et quand on a une trésorerie fragilisée depuis plusieurs années, si on n'a pas un partenaire bancaire qui nous suit, on ne peut rien faire."

400 casiers à crabe,avec tout le matériel nécessaire, c'est 50 à 60.000 euros. 

Les pêcheurs souhaitent également que les fonds européens (Feamp) puissent être mobilisés pour faciliter ces reconversions. Pour l’instant, seuls trois navires de la flotte boulonnaise ont pris ce virage de la diversification.