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Agriculture – Pêche

Précigné : 9.000 canards abattus par précaution après un signalement de grippe aviaire

mardi 6 mars 2018 à 17:20 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Maine et France Bleu

9000 canards ont été abattus dans un élevage de Précigné. Un contrôle a montré la présence de grippe aviaire dans le troupeau. La Direction départementale de la protection des populations se veut rassurante. Le virus est faiblement pathogène, et sans danger pour l'homme.

9.000 canards ont été tués
9.000 canards ont été tués © Maxppp -

Précigné, France

Les bêtes allaient être transférées dans un autre élevage. Pour la première fois dans le département de la Sarthe, un contrôle a décelé la présence d'un virus de grippe aviaire, aussi appelée influenza aviaire, faiblement pathogène dans un troupeau de canards, à Précigné, à côté de Sablé-sur-Sarthe.  Les 9.000 animaux ont été abattus ce mardi. 

Depuis les épidémies de 2016 et 2017, où des cas hautement pathogènes pour les oiseaux avaient été signalés dans le Sud Ouest de la France, des auto-contrôles sont menés à chaque mouvement de volailles.  

Le troupeau abattu par précaution

A Précigné, la situation est beaucoup moins grave. Le virus mis en évidence est peu virulent. De type H5  sous sa forme actuelle, il ne peut pas se transmettre à l'homme, selon la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). "Il n'y a aucun risque de transmission", assure le directeur de la structure, Christophe Mourrieras. "On peut respirer ce virus, on va l'éliminer très rapidement. On ne sera même pas vecteur, c'est à dire que l'être humain n'est même pas capable de le multiplier, et de le transmettre. " Les animaux porteurs du virus étaient même en pleine forme, et n'avaient pas "de signe clinique", explique la Préfecture, dans un communiqué transmis lundi soir.

Alors pourquoi avoir "détruit" les 9 000 canards ? Pour Christophe Mourrieras, il s'agit avant tout du principe de précaution. "_S'il se diffuse, le virus pourrait muter, et aller sur un autre élevage, où les animaux sont peut être plus sensibles_, comme le poulet. Et éventuellement entraîner cette fois-ci non seulement des mortalités, mais aussi une multiplication du virus, et une explosion comme dans le Sud-Ouest." 

Permettre d'étudier les mutations 

Le directeur de la DDPP tient à rassurer la population. "Le virus n'est même pas, dans son état actuel, dangereux pour les oiseaux. Au pire, c'est une "petite grippette" du canard, et même pas, puisque les canards n'étaient pas malades, donc on est encore en dessous de ce niveau là." 

Les auto-contrôles systématiques qui signalent les cas d'influenza aviaire ne datent que de mi-décembre dernier. Dans le Grand-Ouest, on compte déjà une vingtaine de signalements, notamment en Vendée, ou dans les Deux Sèvres.  "L'expression "On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs" serait trop facile, mais quelque part _c'est le prix à payer actuellement pour mieux connaître ces virus, pour savoir comment ils peuvent muter_. Si on se rend compte qu'au bout de 10, 20, 30 ou 40 foyers, on avait des oiseaux qui finalement étaient toujours en pleine forme, peut être que l'on pourra juste les suivre, et ne pas les abattre."

Après l'élimination du troupeau, l'ensemble de l'élevage va être désinfecté, et l'éleveur sera indemnisé par les services de l'Etat.    1000 canards, déjà gavés, et non infectés par la grippe aviaire, ont pu prendre le chemin de l'abattoir.