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Agriculture – Pêche

Près de Lisieux, un salon aux champs pour être à la pointe des "Cuma"

mercredi 30 août 2017 à 5:00 Par Pierre Coquelin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Les Coopératives d'utilisation de matériel agricole (Cuma) tiennent leur salon national jusqu'à jeudi près de Lisieux, dans le Pays d'Auge. 35 hectares en plein champs, 190 exposants... avec au programme des démonstrations et des tables rondes. Le ministre de l'Agriculture est attendu jeudi.

Annie Gachelin, présidente du salon aux champs, et Antoine Vivien, président des Cuma du Calvados
Annie Gachelin, présidente du salon aux champs, et Antoine Vivien, président des Cuma du Calvados © Radio France - Pierre Coquelin

Saint-Pierre-des-Ifs, France

En agriculture comme dans bien d'autres domaines, l'union fait la force. C'est une manière de résumer l'intérêt des Cuma, ces coopératives d'utilisation de matériel agricole. Tous les deux ans, elles tiennent leur congrès national. Cette année, c'est la coopérative des Vallons du Douet près de Lisieux qui l'organise. Un travail de près de 18 mois. Cette coopérative fondée en 1979 regroupe une centaine d'adhérents, sur un rayon de 20 kilomètres autour de Saint-Pierre-des-Ifs. Son président, Arnaud Grière est producteur laitier en agriculture bio à Saint-Ouen-le-Pin. "La Cuma, ça a d'abord l'avantage de réduire les coûts : on va plus loin ensemble, en investissant dans du matériel performant, récent. Ce sont de gros investissements : par exemple, une ensileuse, ça coûte plus de 300 000 euros. Là, on amortit sur du long terme".

"Un tracteur, il faut qu'il fasse 600 heures de travaux "durs" pour être rentabilisé. S'il n'en fait que 300, c'est autant d'argent que l'agriculteur aurait pu investir dans autre chose"

La coopérative augeronne dispose d'une soixantaine d'engins (tracteurs, semoirs, matériel d'épandage...) et 3 salariés. Dernièrement, elle a investi dans une presse à balles carrées d'une valeur de 100 000 euros. Pour avoir un ordre d'idée, la coopérative a vu son chiffre d'affaires passer de 80 à 300 000 euros en seulement 3 ans. Un système jugé plus rentable par Annie Gachelin, agricultrice dans l'Orne et présidente du salon. "Un tracteur, il faut qu'il fasse 600 heures de travaux "durs" pour être rentabilisé. S'il n'en fait que 300, c'est autant d'argent que l'agriculteur aurait pu investir dans autre chose".

"Soulever la soupape"

Un système qui repose sur une mutualisation des moyens contre des parts sociales dans la coopérative. Il permet un gain en productivité, que l'agriculteur puisse avoir un peu de temps pour lui et de réduire les coûts. Mais au-delà, c'est aussi un lieu de solidarité agricole. "Aujourd'hui, l'agriculture traverse un épisode morose, triste. D'avoir des lieux d'échange comme la Cuma pour "soulever la soupape", ça fait du bien. ça permet non seulement de partager ses expériences, mais aussi de progresser ensemble", note Antoine Vivien, 36 ans, président des Cuma du Calvados.

On dénombre 796 coopératives d'utilisation de matériel agricole en Normandie, dont 560 en ex-Basse-Normandie. C’est la 2e fois que le Calvados accueille le salon. On attend 12 000 visiteurs sur ces deux jours dans ce parc de 35 hectares. Jeudi, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travert, doit visiter le salon.

Le Normand Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, doit visiter le site jeudi en fin de matinée - Aucun(e)
Le Normand Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, doit visiter le site jeudi en fin de matinée - Maxppp