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Coronavirus : le confinement sera prolongé au-delà du 15 avril, Emmanuel Macron s’exprimera lundi soir

Procés reporté à Arles mais mobilisation contre l'esclavage moderne dans l'agriculture industrielle

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Par , France Bleu Vaucluse

Le conseil des prud'hommes a reporté à mai prochain une audience prévue pour départager cinq travailleurs marocains qui accusent de conditions de travail sordides une agence d'interim espagnole. La Confédération Paysanne de Vaucluse dénonce l'esclavage moderne dans l'agriculture industrielle.

La Confédération Paysanne de Vaucluse soutient les travailleurs marocains à Arles
La Confédération Paysanne de Vaucluse soutient les travailleurs marocains à Arles - Confédération Paysanne

A Arles, le conseil des prud'hommes a  reporté au 12 mai 2020 une audience d'esclavage moderne dans l'agriculture industrielle. L'agence d'interim Laboral Terra et sept entreprises agricoles françaises sont poursuivies pour non-respect des contrats de travail, non-paiement des heures supplémentaires, des congés payés et des accidents du travail, marchandage et travail dissimulé. L'audience a été reportée car l'agence d'intérim s'est déclarée insolvable cet été. Des représentants de la Confédération Paysanne de Vaucluse se sont mobilisés à Arles devant le conseil des prud'hommes pour dénoncer l'esclavage moderne.

Droit espagnol mais mains en sang pour travailler en Provence

Trois hommes et deux femmes évoquent des conditions de travail dignes de l'esclavage lorsqu'il travaillaient dans des entreprises d'emballage et de distribution de fruits et légumes dans le Gard, les Bouches du Rhône et le Vaucluse. En mai 2019, les salariés marocains avaient expliqué aux prud'hommes qu'ils n'avaient jamais de pause et se cachaient dans les toilettes pour manger un biscuit. Ils travaillaient jusqu'à 260 heures par mois sans gants pour couper les légumes avec des plaies sanguinolentes en permanence. L'agence d'interim espagnole qui les avait recruté estime qu'elle applique le droit espagnol pour des travailleurs détachés. Ils vivaient dans leur voiture mais habitaient en France. Les contrats arrivaient à Avignon par mail depuis l'Espagne. L'agence d'interim Laboral Terra s'est déclarée insolvable cet été, ce qui pourrait empêcher l'indemnisation des salariés. Ils réclament plus de 40 000 euros de dommages et intérêts. Un juge d'instruction enquête aussi sur des agressions sexuelles. Les quatre juges des prud'hommes -  deux pour les salariés, deux pour représenter les employeurs - n'arrivent pas à se départager. Un cinquième juge professionnel devrait les départager à l'issue de la nouvelle audience en mai 2020. 

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