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Dossier : Coronavirus

Produire malgré les contraintes : la vie des agriculteurs avec le coronavirus

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Par , France Bleu Occitanie

Les agriculteurs continuent leur travail partout en France, mais ils font face à des contraintes liées au coronavirus. En Occitanie, entre manque de main d'oeuvre et distributeurs en question, l'avenir à court terme est extrêmement flou.

C'est la période des asperges en ce moment en Occitanie
C'est la période des asperges en ce moment en Occitanie © Maxppp - PHOTOPQR/SUD OUEST/GUILLAUME BONNAUD

Les agriculteurs doivent nourrir la population, tout en subissant la crise sanitaire. Voilà le problème résumé et à l'origine des différentes contorsions et inquiétudes de la profession, au cinquième jour de confinement. Plusieurs conséquences de la présence du coronavirus en France pèsent sur leur quotidien, ils doivent s'adapter non sans mal.

Problème n°1 : la main d'oeuvre

Comment procéder aux travaux saisonniers sans travailleurs saisonniers ? La question n'a pas de sens, c'est pourtant celle à laquelle Alexandre Castagné, agriculteur spécialisé dans la fraise, dans le Tarn-et-Garonne, à Castéra-Bouzet, craint devoir répondre. "J'ai une équipe qui vient chaque année de l'Espagne, je ne sais pas s'ils vont pouvoir passer la frontière, ils doivent débuter la semaine prochaine", explique-t-il. D'autant que, comme beaucoup de cultures, la fraise demande un savoir-faire et "il est _difficile d'embaucher du personnel à la dernière minute_, comme ça", dit Alexandre. 

Ceux qui cultivent l'asperge subissent également ce problème, tout comme les viticulteurs. "On a une période de forte activité liée au palissage des vignes", explique Cédric Carcenac, président des vins de Gaillac, dans le Tarn. Certains employés réguliers ont du rester chez eux, notamment avec la fermeture des écoles, "ceux qui viennent d'ailleurs en France, habituellement, sont plus réticents à venir travailler, même si on a pris toutes les dispositions nécessaires". Là aussi, les semaines à venir s'annoncent compliquées.

Problème n°2 : quid de la distribution

Petit à petit, les marchés "de grand vent" ferment en Occitanie, comme à Cahors. S'ils ne ferment pas, ils sont nettement moins fréquentés, tout comme les magasins de producteurs. "Je ne sais pas comment ils vont traverser les prochaines semaines, mes distributeurs", s'inquiète Alexandre Castagné, "et la forte période de la fraise c'est au mois de mai, forcément on est inquiets". Du côté des viticulteurs, "les ventes sont complètement à l'arrêt" et "même si ce n'est pas un produit de première nécessité, on espère que les ventes vont reprendre", ajoute Cédric Carcenac.

Problème n°3 : le comportement des consommateurs

Au cours de la semaine, les Jeunes Agriculteurs d'Occitanie ont publié un communiqué, s'inquiétant du comportement des Français. "Nous vous exhortons au soutien de nos filières agricoles françaises", écrivait le syndicat. Un texte écrit après un début de semaine très agité dans les grandes et moyennes surfaces, avec de nombreux achats, mais pas forcément sur les produits frais, issus de l'agriculture. Les JA espèrent un retour vers une tendance plus "normale" dans les prochains jours, après que le stock réalisé a été épuisé chez les différents consommateurs.

Problème n°4 : les fournisseurs ?

Dernier souci, notamment pour notre agriculteur spécialisé dans la fraise : où se fournir ? Lui a besoin de barquettes pour vendre sa production, "difficile à vendre en vrac" : il commence à se demander d'où vont venir les matières premières. En revanche, au niveau du matériel agricole et des réparateurs, ceux-ci restent logiquement ouverts car ils sont sur la liste autorisée par l'Etat.

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