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Projet d'élevage de 40.000 poules pondeuses à Romigny : la concertation publique soulève des inquiétudes

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Un collectif d'habitants s'inquiète du projet d'installation d'un élevage de poules pondeuses en plein air à Romigny dans la Marne. La consultation publique est terminée et le collectif estime qu'elle soulève plusieurs inquiétudes.

Les porteurs du projet Julie et Quentin Baudesson à Romigny non loin de la parcelle concernée par le projet.
Les porteurs du projet Julie et Quentin Baudesson à Romigny non loin de la parcelle concernée par le projet. © Radio France - Sophie Constanzer

Le projet prévoit l'installation de 40.000 poules pondeuses en plein air et la construction d'un bâtiment d'élevage sur un terrain de 16 hectares, juste à l'entrée du village de Romigny dans la Marne. La parcelle est située sur une colline, à côté d'un silo, et le bâtiment d'élevage doit être construit à 450 mètres des premières habitations. Et la commune de Romigny n'est pas la seule concernée puisque l'épandage des fientes des animaux concerne 13 communes au total, dont 3 dans les Ardennes. 

Dialogue avec les opposants, tracts des deux côtés

"Ca fait deux ans que nous avons lancé notre projet et il n'y a eu que 10 personnes environ qui sont venues nous voir pour nous poser des questions", souligne Julie Baudesson, l'exploitante qui avec son mari s'attendait à des inquiétudes face au projet, mais pas forcément à une opposition. La consultation publique s'est achevée lundi 21 septembre et un collectif nommé "Préservons le Tardenois" s'est crée pour s'opposer au projet tel qu'il est présenté pour l'instant. Porteurs du projet et "opposants" se connaissent, et des deux côtés on a déjà fait des tracts. 

Nous on va pas vous parler des nuisances et des odeurs, on est pas là dessus. On est sur la gestion de la ressource en eau, sur la qualité de nos terres et les rejets dans l'air -- Déborah Arneton 

"Aujourd'hui c'est 40.000 poules, à 40.001 poules une étude d'impact serait obligatoire : à une poule près et au regard du lieu d'implantation -le lieu d'implantation étant sensible pour l'eau et que c'est proche des habitations-, notre première interrogation c'est : est ce que le lieu d'implantation est le plus pertinent par rapport à la gestion du risque qu'implique une ferme usine de cette taille ? on veut juste des réponses à des questions", explique Déborah Arneton, habitante de Romigny et membre du collectif "Préservons le Tardenois"

"Ferme usine", voilà ce que réfute Julie Baudesson : "est-ce qu'on peut parler de ferme usine quand on est 4 à travailler dessus ? non !". Elle et son mari, qui cultivent déjà des betteraves et des céréales, veulent défendre leur projet de diversification. "Notre projet aujourd'hui c'est de répondre à 65% des consommateurs qui achètent leurs oeufs plein air en grande surface", explique Quentin Baudesson. Et l'objectif c'est d'utiliser les fientes pour l'épandage sur les parcelles du couple. 

Reportage à Romigny, de Sophie Constanzer.

Une réunion organisée mercredi par la Chambre d'agriculture 

Pas question pour le collectif d'empêcher un projet par principe, dans une commune largement agricole. Mais Deborah Arneton, plaide pour une vraie implication des habitants avant le feu vert à un tel projet de cette taille : "c'est pas quelque chose pour les 3 prochaines années, c'est 30, 35 ans d'une installation donc c'est normal d'envisager des moyens de limiter les risques sanitaires et environnementaux, et la question de comment on gère l'augmentation du nombre de poules... "

Une pétition en ligne a été lancée par le collectif "Préservons le Tardenois", et si plusieurs rencontres ont été organisées par les porteurs du projet, une réunion a également été organisée par la Chambre d'agriculture de la Marne pour "rassurer les élus". Ce n'est pas le premier élevage de ce type qui soulève des inquiétudes, un autre projet à Dormans avait suscité l'inquiétude des élus et des habitants. C'est la préfecture de la Marne qui tranchera avec un avis favorable ou non. 

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