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Puy-de-Dôme : face à la recrudescence des vols de ruches, les apiculteurs ont le bourdon

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Depuis quelques années, les apiculteurs font face à un nouveau fléau : le vol de ruches. La surmortalité des abeilles et la hausse du prix des essaims attisent les convoitises. Pour protéger leurs productions, les apiculteurs investissent de plus en plus dans des systèmes de sécurité coûteux.

Yvan Gouttequillet au milieu de ses ruches à Volvic
Yvan Gouttequillet au milieu de ses ruches à Volvic © Radio France - Jean-Pierre de Mongelas

Pour la seconde fois en l'espace de trois semaines, les ruchers installés dans le quartier des Vergnes aux abords des jardins familiaux à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), ont été visés par un incendie volontaire ces derniers jours. Les vandales ont coupé le grillage de protection pour pénétrer par effraction sur le site. Des milliers d'abeilles ont péri dans les flammes. 

Au-delà du vandalisme, depuis quelques années, les vols de ruches se multiplient un peu partout en France. L’Auvergne n’est pas épargnée même si les vols sont moins fréquents que dans certaines régions comme la Bretagne ou le sud de la France. Cette recrudescence de vols s’explique par deux phénomènes concomitants, la surmortalité des abeilles victimes de maladies ou d’intoxications phytosanitaires qui tuent 30 à 35% du cheptel et par conséquent la hausse du prix des essaims. 

Souvent des apiculteurs voleurs

Yvan Gouttequillet est apiculteur à Saint-Ours-les-Roches dans le Puy-de-Dôme. Il produit du miel, mais il est aussi le seul en Auvergne à élever des reines et a créer des essaims qu’il revend ensuite aux apiculteurs pour faire leurs ruches. Il en produit environ 600 par an qu’il revend 120 euros pièce. Un essaim compte de 25 à 30.000 abeilles. 

Yvan Gouttequillet a été victime ces dernières années de vandalisme, des ruches renversées ou intoxiquées avec une bombe à insecticides. "Les ruches sont dans la nature, facilement accessibles et on ne peut pas les surveiller en permanence", explique-t-il. “En plus du vandalisme, je subis très régulièrement des petits vols de ruches, deux ou trois colonies. Il y a trois ans, on m’a volé 23 ruches à Nohanent !Une seule ruche coûte quand même 200 euros! C’est de toute façon des gens qui connaissent les abeilles, pour voler des ruches c’est pas si simple que ça. Ce sont des gens qui de près où de loin sont apiculteurs!”, affirme t il. 

C'est entre avril et juin que sont vendus les essaims aux apiculteurs. Yvan Gouttequillet en produit 600 par an
C'est entre avril et juin que sont vendus les essaims aux apiculteurs. Yvan Gouttequillet en produit 600 par an © Radio France - Jean-Pierre de Mongelas

Les apiculteurs s’équipent contre les vols 

Pour faire face à cette recrudescence de larcins, les professionnels de l’abeille s’équipent : appareils photo infrarouge détecteurs de présence, systèmes de vidéosurveillance, marquage des ruches au laser indélébile ou encore traceurs GPS précis à cinq mètres pour localiser les ruches volées. Mais le système de sécurisation est coûteux, Il est rentable à condition de subir de grosses pertes régulières. Yvan Gouttequillet, lui, est dans la réflexion. “Je n’y ai pas recours mais je pense que je devrais le faire parce que le vol se développe de plus en plus.” 

Pour le moment, il n'utilise les technologies de pointe qu'afin d'améliorer sa production, il est équipé de balances connectées à son téléphone portable qu'il interroge à distance. "C'est pratique, ça permet de se rendre compte sans se déplacer si la miellée se produit, si la ruche est en train de prendre ou de perdre du poids. Si la balance connectée détecte une prise de poids de la colonie d'abeilles, c'est qu'elles récoltent, si elle en perd c'est qu'elles meurent de faim. On peut aussi vérifier le taux d'hygrométrie et la température de l'essaim, mais il existe des systèmes bien plus sophistiqués que celui que j'utilise, de vraies ruches connectées qui permettent de savoir tout ce qui se passe dans la ruche !"   

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