Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le coscoll pourrait bientôt être cultivé dans les Pyrénées-Orientales

-
Par , France Bleu Roussillon
Perpignan, France

Lancer une production à grande échelle de cette plante, bien connue des Catalans, c'est l'objectif d'une association qui lance une campagne de financement participatif. Les premiers plants devraient être produits d'ici le printemps prochain.

Le coscoll, plante bien connue des promeneurs catalans, pourrait bien finir dans nos cabas l'an prochain
Le coscoll, plante bien connue des promeneurs catalans, pourrait bien finir dans nos cabas l'an prochain © Radio France - Stéphane Garcia

Et si le coscoll était bientôt cultivé ? Cette plante sauvage, bien connue des Catalans qui pousse en altitude dans les Pyrénées-Orientales et qui d'après les anciens aurait des vertus énergisantes et détoxifiantes. C'est en tout cas le projet d'une association, le GASPAR (le Groupement ASsociatif pour la Promotion des cultures Agricole en Roussillon). Depuis un mois, elle a lancé une opération de financement participatif. 

300 à 500 plants produits l'an prochain

Objectif : récolter 3.000 euros d'ici la fin du mois de décembre pour d'abord financer une phase de tests explique Cédric Bertrand, est professeur à l'université de Perpignan. "Avec cet argent, on achèterait des plants pour mettre en place trois parcelles expérimentales : une en plaine, une vers Prades et l'autre sur le plateau cerdan pour définir le lieu idéal et les conditions optimales pour la production du coscoll".  

Cédric Bertrand : "On va mettre en place trois parcelles expérimentales : une en plaine, une dans le Conflent et l'autre sur le plateau cerdan..."

Une fois ces tests terminés et avec la collaboration de la Chambre d'Agriculture des Pyrénées-Orientales, l'association espère trouver chez les agriculteurs des collaborateurs avec qui développer le projet. "On va inviter des producteurs locaux, leur expliquer le concept et leur montrer l'intérêt pour eux de varier leur activité grâce au coscoll.

Le but, c'est de monter toute une filière pour produire et valoriser cette plante. Sous quelle forme ? Ce n'est pas encore défini, entreprise, coopérative... ce qui est sûr ce que nous n'avons pas vocation à réaliser nous-mêmes les cultures".   

Un produit destiné au marché local 

Côté débouchés, le GASPAR a lancé il y a trois ans une étude de marché afin de terminer sous quelle forme la commercialiser. "On s'adresserait plutôt à un marché local et on vendrait ce produit bio sous forme de motte de coscoll en épicerie fine pour le consommer en salade.

Ensuite, dans un second temps, on imagine probablement développer une production de compléments alimentaires avec les déchets de la plante", détaille Sébastien Ollier, qui se charge du volet commercial.   

Ce lundi, l'association a récolté 840 euros sur la plateforme Miimosa. Le GASPAR souhaite grâce au financement récolté, mettre en germination rapidement, en janvier 2018, les graines de Coscoll récoltées après la saison de floraison (juillet-août) et ainsi produire entre 300 et 500 plants.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess