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Agriculture – Pêche

Que faire face au loup ?

lundi 24 septembre 2018 à 18:51 Par Isabelle Rose et Delphine Martin, France Bleu Auxerre

L'animal est réapparu en juin dernier à Arthonnay, où il a tué une dizaine de brebis et ce mois-ci, deux autres attaques ont eu lieu dans le même secteur. Là encore, une dizaine de bêtes du même élevage ont été décimées. Une réunion est prévu ce mardi en préfecture

© Maxppp -

Yonne, France

Le loup, ce grand prédateur, est à l'origine de plusieurs attaques de troupeaux dans le Tonnerrois ces derniers mois. La préfecture réunit les éleveurs, les syndicats et les services de l'État  ce mardi pour étudier la question. L'animal, qui n'avait plus été vu dans l'Yonne depuis plus de 100 ans, est réapparu en juin dernier, à Arthonnay, où il a tué une dizaine de brebis. Et en septembre, deux autres attaques ont eu lieu dans le même secteur, tuant dix bêtes du même élevage. 

Des prélèvements ADN ont été effectués, les résultats sont attendus ces jours-ci. Mais pour les éleveurs de l'Yonne, l'inquiétude et la colère montent. 

"Le loup serait mieux dans un zoo" – Un éleveur d’ovins dans l’Avallonnais

Pierre-Olivier Guyard élève des bovins et des ovins dans l'avallonnais et il est préoccupé : On sort le principe de précaution à tout bout de champ pour tout et n’importe quoi et là, on a l’impression qu’on l’oublie. On protège cet animal qui est très joli mais qui serait mieux dans un zoo, ironise l’agriculteur. Je n’ai rien contre le loup à condition qu’il ne vienne pas détruire le travail des éleveurs. On a l’impression que le loup est davantage protégé que les éleveurs donc cela veut dire que oui, je suis pour que le préfet autorise le tir des premiers loups observés dans l’Yonne assure Pierre-Olivier Guyard.  

"L’État doit protéger les éleveurs et leurs troupeaux. Le loup n’a rien à faire chez nous" – Damien Brayotel  de la FDSEA

Pourtant, les éleveurs touchés ont droit à des indemnisations, et il existe des aides financières pour leur permettre de se protéger mais Damien Brayotel, le président du syndicat agricole FDSEA estime lui aussi que le loup est tout simplement incompatible avec l'élevage tel qu'il est pratiqué dans notre département. 

"On a pas besoin du loup. C’est à l’État de prendre ses responsabilités et de protéger les éleveurs et leurs  troupeaux. Les troupeaux sont souvent répartis dans plusieurs prés, on ne peut pas mettre des chiens et des clôtures partout, c’est très compliqué. Il faudrait avoir plusieurs chiens de protection, cela coute cher, 800 euros par chien sans compter les frais d’entretien et de nourriture. Ceux sont des charges et du travail supplémentaires pour l’éleveur. Il a déjà suffisamment de travail comme ça". Aujourd'hui, on estime qu'il y a 430 loups en France, principalement dans les Alpes, mais aussi dans les Pyrénées, le massif central et le Jura.