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Agriculture – Pêche

A Quimperlé, les agriculteurs déclarent la guerre aux choucas

vendredi 11 mai 2018 à 18:31 Par Soisic Pellet, France Bleu Breizh Izel

Ils s'attaquent aux cultures de maïs et envahissent les exploitations : les choucas sont devenues les bêtes noires des agriculteurs. Sauf qu'il est difficile de se débarrasser de ces oiseaux. Ils sont classés espèce protégée. Les agriculteurs demandent désormais à être indemnisés par l'Etat.

Ces oiseaux en apparence très mignons provoquent d'énormes dégâts dans les cultures.
Ces oiseaux en apparence très mignons provoquent d'énormes dégâts dans les cultures. © Maxppp - -

Quimperlé, France

Dans le sud Finistère, chouca est synonyme de dégâts depuis plusieurs années déjà. Ils sont aujourd'hui à 300 000 sur le département. Un nombre très important, surtout que ces oiseaux s'attaquent aux cultures.

Maïs, pois, échalotes, plastique : le chouca mange tout 

Un oiseau presque omnivore si l'on en croit les agriculteurs. "Dès qu'on sème le maïs, tout est mangé un jour plus tard" se désole Michel Le Garrec, agriculteur à Quimperlé. Même problème chez son frère André, lui aussi agriculteur : "on doit resemer à chaque fois, tous les jours presque. Et même là, on n'est pas sûr que ça tienne". Ce qui veut dire des frais et des heures de travail en plus. 

Soit on protège les choucas, soit on protège les victimes. Bruno, agriculteur à Quimperlé 

Le problème : le chouca est une espèce protégée

Impossible de le tuer sans s'exposer à une amende de 15 000 euros. Deux solutions donc pour Didier Goubil, membre de la Chambre d'agriculture du Finistère : soit le déclasser. Mais retirer un tel statut ne s'est jamais fait. Soit indemniser les agriculteurs pour les dégâts causés. Cela existe déjà pour le loup ou l'ours, deux autres espèces protégées en France. 

Les dégâts causés par les choucas sur les cultures sont estimés à un million d'euros sur le Finistère.