Agriculture – Pêche

70 agriculteurs et éleveurs sur les marches de la Préfecture à Clermont-Ferrand

Par Dominique Manent, France Bleu Pays d'Auvergne jeudi 28 janvier 2016 à 19:35

Rassemblement sur les marches de la Préfecture à Clermont-Ferrand
Rassemblement sur les marches de la Préfecture à Clermont-Ferrand © Radio France - Styphen Faye

Ce jeudi après-midi, 70 agriculteurs et éleveurs puydômois ont répondu à l'appel de la FNSEA 63, des JA et de la Fédération Départementale des Producteurs de Lait. Sur les marches de la Préfecture, à Clermont-Ferrand, ils ont installé des bottes en caoutchouc, en signe de ras-le-bol.

Plein les bottes

Des bottes en caoutchouc abandonnées sur les marches de la Préfecture du Puy-de-Dôme ... tout un symbole pour les agriculteurs et éleveurs puydômois qui se sont rassemblés ce jeudi aprés-midi à Clermont-Ferrand. Réunis par la FNSEA 63, les Jeunes Agriculteurs et la Fédération Départementale des Producteurs de Lait, ils ont dénoncé la crise qui fragilise leurs exploitations et l'insuffisance des plans gouvernementaux. Qu'ils soient céréaliers, éleveurs ou producteurs de lait, ils se disent tous dans la même galère. Les cours du blé et de la viande ont baissé et le litre de lait leur est payé 28 centimes. Dans ces conditions, des dizaines d'exploitations seraient au bord de la faillite dans le Puy-de-Dôme affirment les représentants syndicaux. Ces derniers ne sont pas prêts à lancer des actions fortes, comme les collègues bretons, mais la base serait partante pour des blocages. Certains jeunes, notamment, disent attendre des mouvements spectaculaires, pour que la voix du Massif Central soit entendue. 

Reportage devant la Préfecture de Clermont-Ferrand

Joël Amadon, producteur de lait devant la Préfecture à Clermont-Ferrand - Radio France
Joël Amadon, producteur de lait devant la Préfecture à Clermont-Ferrand © Radio France - Styphen Faye

Pas de loisirs, pas de cinéma, pas de sorties, on vivote, on se sacrifie

Joël Amadon est producteur de lait à Pontaumur. Avec 50 vaches laitières, il a bien du mal à vivre. Il en veut à la grande distribution et à la laiterie qui lui achète son lait. "28 centimes le litre de lait, c'est même pas le prix d'il y a 30 ans" dit-il. L'an passé, il a été victime de la sécheresse mais il ne peut pas recevoir d'aides. Agé de 62 ans, il pense à la retraite -750 euros par mois-  mais en attendant il s'inquiète pour ses 2 filles, agricultrices depuis 15 ans.

Portrait de Joël Amadon, producteur de lait puydômois