Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche DOSSIER : COP24 - Quarante-quatre initiatives pour sauver la planète

COP24 - Réchauffement climatique : la prise de conscience des agriculteurs de la Manche

lundi 26 novembre 2018 à 9:15 Par Valentine Joubin, France Bleu Cotentin

Sécheresse, pluies abondantes, les agriculteurs de la Manche subissent de plein fouet les effets du changement climatique. Des difficultés qui les poussent à modifier leurs méthodes de culture et à réduire, peu à peu, l'utilisation de pesticides.

Les agriculteurs de la Manche ont appris à diversifier l'alimentation du bétail (photo d'illustration).
Les agriculteurs de la Manche ont appris à diversifier l'alimentation du bétail (photo d'illustration). © Maxppp - Christian Watier

Manche, France

Avec le réchauffement climatique, les épisodes de fortes pluies et de sécheresse vont s'accentuer dans la Manche. Les agriculteurs en subissent déjà les conséquences. Cet été, les bêtes ont dû rester plus longtemps à l'étable, les prairies ont été moins abondantes et les éleveurs contraints de changer leurs habitudes explique ce lundi matin sur France Bleu Cotentin, Caroline Tostain, conseillère agricultrice bio à la chambre d'agriculture de la Manche. "Sur le court terme, ils essaient d'économiser leurs achats, leurs aliments, de diversifier leurs sources de fourrages. De l'herbe, du maïs, des couverts végétaux".

Ils commencent aussi à se poser des questions sur leur empreinte carbone"

Mais ces ajustements ne sont pas suffisants, c'est la nature même des cultures qui va devoir changer poursuit Caroline Tostain. "Ils vont devoir changer les espèces de prairies. Certaines flores ne sont pas adaptées aux sécheresse. Il va aussi falloir modifier la taille des élevages. Mais on voit qu'ils commencent aussi à se poser des questions sur leur emprunte carbone".  La spécialiste du bio rappelle que l'agriculture est le troisième plus gros émetteur de gaz à effet de serre.

Un enjeu pour leur santé et celle de leur famille

Selon Caroline Tostain, il y a aussi une tendance forte à la réduction des pesticides. "Pour leur santé et celle de leur famille mais aussi à cause des contraintes réglementaires et puis la société les emmène à produire différemment. Ils peuvent aussi faire des rotations de culture, des aménagements pour limiter les parasites et donc l'utilisation de produits chimiques".

Le bocage manchois absorbeur de carbone 

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les agriculteurs manchois ont aussi un atout majeur selon Caroline Tostain  : "Ils peuvent stocker du carbone. On a la particularité d’avoir un département très bocager avec beaucoup de haies, de prairies.  Ce sont des aménagements qui captent du carbone, de la biodiversité, qui limite l'érosion"

.