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Récolte des cornichons en Sarthe : une main d'oeuvre difficile à recruter

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La récolte des cornichons a commencé chez Olivier et Vanessa Corbin près de Dollon (Sarthe). Alors que le marché est largement dominé par la production étrangère, ces exploitants sarthois peinent à recruter de la main d'oeuvre locale.

La plupart des cueilleurs viennent de l'étranger pour récolter les cornichons sarthois La plupart des cueilleurs viennent de l'étranger pour récolter les cornichons sarthois
La plupart des cueilleurs viennent de l'étranger pour récolter les cornichons sarthois © Radio France - Alice Kachaner

Le soleil tape, il fait déjà 28 degrés à 11 heures et dans les champs, ils sont une quarantaine d'ouvriers le dos courbé à ramasser les cornichons. La plupart viennent de l'étranger. "Les trois quarts sont des Roumains. Il y a également des Albanais, une Espagnole, une Thaïlandaise...", liste Vanessa Corbin, qui s'occupe du recrutement sur l'exploitation. Avec son mari, Olivier Corbin, ils sont les seuls producteurs de cornichons en Sarthe. Une production made in France qu'ils ont lancée en 2016 . Une gageure quand on sait que le marché est essentiellement dominé par les produits importés d'Inde, Turquie ou d'Europe de l'Est .

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Pour être mis en vente, les cornichons doivent respecter certains calibres © Radio France - Alice Kachaner

Un travail difficile

Mais l'autre défi de ces exploitants, c'est de recruter de la main d'oeuvre locale pour leur récolte qui va de fin juin à début septembre: "Nous avons très peu de postulants adultes, des jeunes, il y en a un peu plus, mais j'ai essentiellement recours à de la main d'oeuvre étrangère. Le métier est physique. Le cornichon, c'est part terre, il faut se baisser, ça fait mal au dos et aux genoux", poursuit l'agricultrice. Des conditions de travail qui en rebutent plus d'un, d'autant que le salaire n'est pas très élevé, un SMIC horaire et des primes pour ceux qui ramassent en grande quantité, et en qualité.

Des primes pour les cueilleurs les plus efficaces

Car tous les cucurbitacées ne sont pas bons à cueillir, "il faut respecter certains calibres", explique Eric, l'un des rares saisonniers sarthois dans les champs. "Quand, c'est trop gros ou trop petit, ce n'est pas bon, ça va à la poubelle et je ne gagne pas d'argent", explique ce cueilleur qui va jusqu'à travailler la nuit pour aller plus vite. "La nuit dernière, j'en ai ramassés 265 kilos. Il fait moins chaud et puis on est moins dérangé. On ne bavarde pas, donc on a plus de temps pour ramasser. C'est un métier qui est très difficile, il faut l'admettre, il faut être rapide et en vouloir aussi", résume le saisonnier.

Face à la concurrence étrangère, le coût et le recrutement de la main d'oeuvre est en enjeu crucial pour les producteurs. A l'achat, un bocal de cornichons français coûte presque deux fois plus cher que ceux produits en Inde ou en Turquie.

Eric, un saisonnier sarthois, travaille parfois la nuit pour récolter les cornichons © Radio France - Alice Kachaner

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