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Agriculture – Pêche

Recyclage du plastique agricole: la coopérative Natéa a besoin de développer son site de Parsac en Creuse

La coopérative Natéa veut développer son site creusois de Parsac. Elle souhaite créer une plateforme pour stocker provisoirement les plastiques issus de l'agriculture. Objectif, les stocker pour mieux répartir leur envoi aux entreprises de recyclages alors que la filière de recyclage est saturée

Même si il limite l'utilisation du plastique dans son exploitation, Pascal Babaudou ne peut entièrement s'en passer. La matière sert à fabriquer les filets pare-grêle utilisés dans les vergers.
Même si il limite l'utilisation du plastique dans son exploitation, Pascal Babaudou ne peut entièrement s'en passer. La matière sert à fabriquer les filets pare-grêle utilisés dans les vergers. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Creuse, France

L'agriculture ne produit pas que de la viande des fruits ou des légumes, elle produit aussi du plastique.  Le recyclage de ce dernier devient de plus en plus un casse-tête. La coopérative Natéa veut donc améliorer et développer son site de Parsac dans la Creuse. Objectif disposer d'un lieu pour entreposer le plastique à recycler avant de répartir son envoi sur l'année aux entreprises de recyclage .

Le recyclage en France, une filière saturée 

La gestion du recyclage du plastique est en effet devenue difficile depuis plus d'un an. En cause un "effet papillon" produit par la Chine. Le pays a décidé de fermer ses frontières au plastique étranger non recyclé. De ce fait la filière française de recyclage fait face à un afflux de matière à recycler. Problème pour le plastique agricole généré par l'agriculture française, s'il n'a jamais été traité par la Chine, il reste tout de même en queue de peloton car souvent sale et difficile a recycler.

1 tonne de plastique par an et par agriculteur en moyenne 

 Il faut dire que le plastique, les agriculteurs le mettent à toutes les sauces. Il serait utilisé en moyenne 1 tonne par an et par agriculteur en Limousin estime Natéa qui collecte à elle seule 1000 tonnes de plastique chaque année chez un millier d'exploitants de l'ancienne région. Même si il limite au maximum sa consommation, Pascal Babaudou ne peut pas vraiment s'en passer. "On l'utilise essentiellement pour les bottes à enrubanner, pour les bâches d’ensilage et pour les filets para-grêles dans les vergers mais ces derniers durent plus de 15 ans en moyenne" explique cet arboriculteur à la Geneytouse en haute vienne. Le plastique est également utilisé pour stocker des produits phytosanitaires ou des engrais en grande quantité mais aussi pour les nombreuses serres utilisées en maraîchage . 

Tout ce plastique est difficile à recycler poursuit l'arboriculteur " forcément il y a toujours quelques débris végétaux, les plastiques agricoles sont soumis aux intempéries, stockés à l'extérieur, il y a toujours des déchets " et cela demande donc beaucoup plus de travail pour les traiter alors que les  recycleurs  sont déjà surchargés. 

stocker pour étaler les livraisons aux recycleurs, un impératif 

Mais la fermeture des frontières chinoises n'est pas le seul problème explique Fabien Virmont de la coopérative Natéa " Le gros des collectes agricoles se fait au printemps mais par contre les recycleurs ne peuvent pas absorber tous ces volumes dans une période aussi courtes. _Il est impératif de pouvoir étaler les livraisons chez les recycleurs sur l'année_" .

Pas d'autre solution donc pour la coopérative que d'agrandir son site de Parsac dans la Creuse, d'autant plus qu'il n'existe pas de vraie plateforme pour stocker le plastique dans l'ancienne région Limousin. "Il s'agirait de créer une plateforme de 4000 m² à peu près qui pourrait stocker et faire transiter à peu près 2000 tonnes de plastiques chaque année. Cette plateforme serait ouverte non seulement à nos collectes mais aussi à _tous les plastiques emmenés par Andivalor ( en charge de la valorisation des déchets agricoles), de tous les collecteurs du Limousin"_détaille Fabien Virmont .

Un projet urgent selon Natéa qui vient de recevoir une subvention de 256 780 euros de la part de la Région Nouvelle Aquitaine. La coopérative chiffre de son côté le coût de ce projet à près de 500 000 euros.