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Retour des néonicotinoïdes dans les champs de betteraves : "nous n’avons pas d’autre solution"

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Un projet de loi présenté ce jeudi 3 septembre prévoit le retour des néonicotinoïdes dans les champs de betteraves. Ce pesticide controversé est interdit depuis 2018. Eric Lainé, président de la Confédération internationale des betteraviers européens était l’invité de France Bleu Champagne Ardenne.

Récolte de betteraves sucrières dans un champ en Alsace, octobre 2012.
Récolte de betteraves sucrières dans un champ en Alsace, octobre 2012. © Maxppp - Denis Sollier

Sous la pression de l’industrie du sucre, le gouvernement présente un projet de loi en Conseil des ministres ce mercredi. Il prévoit des dérogations pour permettre à nouveau l’utilisation, jusqu'en 2023, des néonicotinoïdes dans les champs de betteraves. Connu pour être un tueur d’abeilles, ce pesticide est interdit en France depuis 2018. Mais les champs de betteraves souffrent de la jaunisse cette année à cause des pucerons. 

Pour Eric Lainé, il y a urgence à agir pour sauver la filière betterave et les risques pour l’environnement sont modérés. "En premier lieu, il n’y a aucune fleur sur nos betteraves donc il n’y a aucune abeille qui circule sur nos betteraves. C’est la raison pour laquelle, puisque nous n’avons pas de solution efficace et bien nous n’avons pas d’autre solution que de demander à utiliser la dérogation, l’article 53 de la réglementation européenne qui permet de déroger, comme 12 autres pays européens l’ont utilisé cette année pour leur culture de betteraves", explique le président de la Confédération internationale des betteraviers européens (CIBE), invité de France Bleu Champagne Ardenne ce jeudi.

Si l’agriculture n’est pas attentive à l’environnement qui peut l’être ? 

Les pertes dans les champs de betteraves, à cause des pucerons et de la jaunisse qu'ils transmettent, sont de l’ordre de 25 à 30% en Champagne Ardenne cette année. L’autorisation des néonicotinoïdes est une question de survie pour la filière, selon Eric Lainé. Mais au moins une vingtaine d’ONG et de syndicats agricoles dénoncent un retour en arrière pour l’environnement. 

En plus de s’attaquer au système nerveux des abeilles et autres insectes qui vivent dans la terre, les néonicotinoïdes sont accusés de rendre les sols moins fertiles pour les générations futures. Le président de la Confédération internationale des betteraviers européens se veut rassurant. "Cette dérogation sera très encadrée et nous ne pourrons pas mettre derrière nos betteraves des cultures mellifères, donc voilà pour cette question, ça protège.  Ensuite bien entendu, on est attentif à l’environnement, si l’agriculture n’est pas attentive à l’environnement qui peut l’être ? Et on n’est pas restés les bras croisés, on a alerté depuis 2016 sur les risques qu’il y aurait à supprimer les néonicotinoïdes dans les betteraves. 2019 s’est plutôt bien passé, 2020 c’est la catastrophe avec des agriculteurs qui aujourd’hui disent, s’il n’y a pas de solution on arrête la betterave", dit-il.

Eric Lainé au micro France Bleu de Vianney Smiarowski

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