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RETOUR SUR 2017 - Laurent Pinatel et la détresse des agriculteurs

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire
Loire, France

Les agriculteurs de la Loire ont vécu une année 2017 très difficile, à cause des aléas climatiques : gel, grêle, puis sécheresse. Certains ont presque perdu la totalité de leur récolte. Pour Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, il faut penser un nouveau modèle agricole.

Pour Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, il faut repenser dans son ensemble le modèle agricole français.
Pour Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, il faut repenser dans son ensemble le modèle agricole français. © Maxppp -

Les agriculteurs de la Loire ont été malmenés pendant toute l'année 2017 par la météo. Il y a d'abord eu le gel au printemps, puis la grêle au début de l'été, qui ont particulièrement touché les producteurs de pommes du massif du Pilat. Au moment de la récolte, fin septembre, le constat était rude, même s'il était attendu : la récolte était historiquement mauvaise.  Les arboriculteurs ont perdu entre 40 et 50 % de leur récoltes, pour certains, les pertes s'élèvent à 80 %.  

Des indemnités oui, mais insuffisantes 

Les 14 producteurs réunis dans la coopérative "Les Balcons du Pilat" ont fait les démarches pour que l'état de calamité agricole soit reconnu sur leurs exploitations. Une reconnaissance obtenue mi-décembre, mais les indemnités seront-elles suffisantes ? "Elles ne seront pas suffisantes", explique Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, "puisqu'elles ne vont prendre qu'une partie des pertes de récoltes. On s'aperçoit que les épisodes, soit de sécheresse, soit de gel, sont de plus en plus réguliers, donc les caisses allouées aux indemnisations de ces épisodes-là sont des plus en plus vides." 

Et puis les démarches sont longues, alors ces indemnités risquent de se faire attendre. "Il faut absolument mettre en place d'autres solutions : report de cotisations sociales, étalement des dettes bancaires. Il faudra mettre ça en place très rapidement, et puis peut-être interroger le système sur comment on arrive à donner durablement des revenus aux paysans, pour qu'ils puissent passer les crises plus facilement."

Changer de modèle d'agriculture pour s'adapter au dérèglement climatique 

Cet été, la Loire a été placée pendant plusieurs semaines en alerte renforcée sécheresse. Les agriculteurs ont été contraints d'économiser l'eau, et les éleveurs n'ont pas pu renouveler suffisamment leurs stocks de fourrage. Ils ont dû en acheter, et même vendre des bêtes pour tenter de rentrer dans leurs frais. 

Sauf que ces étés très secs, il faut apprendre à cultiver avec pour Laurent Pinatel : "Il va falloir mettre en place des cultures qu'on récolte au mois de juillet, avant la période sèche, pour essayer de compenser. C'est vraiment _une approche différente des problématiques agricoles pour intégrer le fait que les sécheresses sont récurrentes._"

Pour lui c'est évident, c'est un changement de modèle total, souhaité aussi par le gouvernement : "Emmanuel Macron, le président de la République dit : il faut changer de modèle agricole, monter en gamme, faire une _alimentation de meilleure qualité_. Nous, la Confédération paysanne, on appelle ça de nos vœux depuis longtemps, donc on se satisfait de cette volonté de changer de modèle. Aujourd'hui, on dit un peu "aux actes Président !"".

Revenus et reconnaissance pour les agriculteurs

Alors en 2018, la Confédération paysanne veut continuer de marteler : "Il y a un problème de revenu chez les paysannes et les paysans, et un problème de reconnaissance." Pour Laurent Pinatel, il y a donc deux volets : redonner du revenu en allant chercher l'argent dans les marges pratiquées par la grande distribution, et redonner de la reconnaissance en cessant les pratiques qui stigmatisent la profession, comme l'utilisation du glyphosate. C'est seulement comme ça qu'"on donnera l'envie à des gens de rentrer dans le métier de l'agriculture", conclut Laurent Pinatel.

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