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Agriculture – Pêche

Saint-Benoît-du-Sault : une foire ovine dans un contexte économique difficile

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Berry

La 38e foire ovine de Saint-Benoît-du-Sault s'est tenue ce mercredi. C'est là que les éleveurs de béliers vendent leurs bêtes aux producteurs de viande ou de lait de mouton. Une rencontre entre éleveurs et acheteurs de béliers, qui s'est faite dans un contexte économique difficile.

Près de 450 béliers étaient exposés à la foire ovine de Saint-Benoît-du-Sault.
Près de 450 béliers étaient exposés à la foire ovine de Saint-Benoît-du-Sault. © Radio France - Matthieu Le Meur

Saint-Benoît-du-Sault, France

Dans les enclos installés près des remparts de Saint-Benoît-du-Sault, près de 450 béliers sont exposés. Une vraie réussite pour les organisateurs, qui en ont rarement vu autant lors de la foire ovine.

Il ne reste plus qu'à les vendre, et ça n'est pas facile pour tout le monde aujourd'hui. Carmelo Garcia a fait la route depuis l'Allier, en Auvergne, avec quelques bêtes de son élevage. Après quelques heures de foire, elles n'ont toujours pas bougé de son enclos : « C'est très mauvais, j'aurais quand même bien aimé en vendre une ! »

Une trentaine d'éleveurs-sélectionneurs s'est déplacée avec leurs béliers-reproducteurs. Avec un objectif en tête : convaincre les producteurs de viande et de lait de les acheter. Mais les acheteurs ne sont pas nombreux à vouloir renouveler leur cheptel reproducteur en ce moment. « La trésorerie est au plus bas pour les éleveurs d'ovins, explique Jacques Marchadier, le président de la foire ovine, donc si le bélier devait faire 4 ans, il fera 5 ans, et voilà un petit peu malheureusement comment ça se passe dans les chaumières. »

Pour cette édition, la foire ovine de Saint-Benoît espérait vendre une centaine de têtes de bétail. - Radio France
Pour cette édition, la foire ovine de Saint-Benoît espérait vendre une centaine de têtes de bétail. © Radio France - Matthieu Le Meur

Justement Stéphane Courtois a fait le déplacement jusque dans l'Indre, depuis l'Orne, où se trouve son élevage d'ovins. Et il abonde dans le sens du président de la foire : « Cette année c'est un petit peu moins bien, les agneaux se vendent à 5,50 la carcasse. » Un prix peu élevé, mais Stéphane Courtois a quand même acheté deux béliers, l'un de race vendéenne, l'autre de race charollaise. Un investissement nécessaire pour maintenir la qualité de son troupeau.

Il y a beaucoup de critères qui s'en mêlent

Economiquement le contexte est difficile. Même si Jacques Marchadier en a vu d'autres, il admet que la crise actuelle est particulièrement dure : « Ce qu'il y a, c'est qu'il y a beaucoup de critères qui s'en mêlent. » Et en effet la liste est longue  : la sécheresse a fait grimper les prix du fourrage, la présence d'une espère dangereuse de mouche, la Wohlfahrtia Magnifica, a rendu une partie des troupeaux malades, la concurrence internationale fait baisser les cours de l'agneau dans l'Hexagone. Une mauvaise passe que Jacques Marchadier espère voir la plus courte possible : « C'est le marché qui est difficile. Mais j'espère que ça pas tenir, c'est une mévente ponctuelle. Ca va peut-être tenir que quelques mois. »

Selon le ministère de l'agriculture, en juin 2019 près de 320 000 agneaux ont été envoyés à l'abattoir. Un chiffre en baisse constante depuis 20 ans.