Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Saint-Paul-de-Varces : deux troupeaux de moutons attaqués en moins d'un mois, le loup suspecté

-
Par , France Bleu Isère, France Bleu

Deux troupeaux d'ovins ont été attaqués en 20 jours sur la commune de Saint-Paul-de-Varces, au sud de Grenoble. Le loup est vraisemblablement à l'origine des deux événements. La dernière attaque a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, en plein cœur du village.

Les éleveurs de moutons s'inquiètent des attaques du loup en Isère.
Les éleveurs de moutons s'inquiètent des attaques du loup en Isère.

Ce jeudi 14 mars, au petit matin, Joël Dumas, éleveur à Saint-Paul-de-Varces, a retrouvé dans son champ une brebis morte et une autre sérieusement attaquée au cuissot. Cette dernière a du être euthanasiée. Neuf autres bêtes ont été blessées, elle présentent toutes des marques de crocs sur le corps. Le signe d'une attaque par un loup, selon l'éleveur qui a également retrouvé des poils coincés dans les barbelés de la clôture métallique du champ, haute d'un mètre soixante-dix. 

Des poils ont été retrouvés sur les barbelés du champ attaqué.
Des poils ont été retrouvés sur les barbelés du champ attaqué.

Des analyses menées par l'OFB, l'Office français de la biodiversité, sont en cours et une enquête de gendarmerie est en cours pour déterminer l'origine exacte de l'attaque qui a eu lieu en plein cœur du village. L'exploitation de l'éleveur est située juste à côté du groupe scolaire de la commune. 

Le champ est situé en plein cœur du village.
Le champ est situé en plein cœur du village.

Malgré son champ bien protégé, Joël Dumas redoute un nouveau drame : "Je suis très mal, je me demande ce que je vais faire", confie-t-il. "_Ça crée un climat de peur et de menace_. Je n'ai pas les moyens de protéger mes chevaux face à de telles attaques", témoigne Natacha Dufau-Joël, propriétaire de six chevaux au sein de l'exploitation de Joël Dumas. Une inquiétude d'autant plus forte qu'un autre troupeau a été attaqué à un kilomètre de l'exploitation, il y a 20 jours.

Une autre attaque en avril 

Le 27 avril dernier, deux chèvres et quatre agneaux ont été tués dans un champ tout proche de l'exploitation de Joël Dumas. Cette fois-ci, le bilan a officiellement été attribué à un loup. Pour la propriétaire, Sophie Verdoia, deux attaques en moins d'un mois, cela commence à faire beaucoup. 

Sophie Verdoia, éleveuse d'ovins à Saint-Paul-de-Varces.

"C'est inquiétant car j'ai aussi des poneys, des chevaux et des ânes, ils sont à risque et je ne sais plus où les mettre, je ne sais plus comment faire pour qu'ils soient en sécurité. J'angoisse tous les matins quand je fais le tour du parc en espérant que tout le monde va bien", raconte l'éleveuse. 

Des agneaux ont été tués par un loup le 27 avril dernier.
Des agneaux ont été tués par un loup le 27 avril dernier.

Plusieurs éleveurs de la commune réclament l'autorisation de mettre en oeuvre des tirs de défense pour protéger leurs troupeaux des attaques de loups. "Dans le cas d'une attaque, j'aimerais avoir le droit de riposter car si demain je n'ai plus de chevaux, je n'ai plus d'activité du tout", justifie Natacha Dufau-Joël.  "Ça sécuriserait la commune car _la dernière attaque a eu lieu en plein milieu du village_. Personne n'est à l'abri", s'inquiète de son côté, Sophie Verdoia.

La population de mouflons et chamois divisée par deux 

Le maire de Saint-Paul-de-Varces, David Richard a écrit un courrier au préfet de l'Isère et au président de la Métropole pour les alerter de la situation et demander l'autorisation de passer par des tirs de prélèvements. "Ils visent à réduire le nombre d'animaux incriminés sur le territoire en allant les chercher pour les tuer", précise l'édile. La commune connaît des attaques de loups depuis plusieurs années. En trois ans, le cheptel de mouflons et de chamois a été divisé par deux en raison des attaques, selon les chiffres récoltés par David Richard auprès des associations de chasseurs. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess