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Agriculture – Pêche

Saint-Pierreville : c'est la foudre qui a tué les moutons conclut la préfecture de l'Ardèche

vendredi 21 septembre 2018 à 2:29 Par Pierre-Jean Pluvy, France Bleu Drôme Ardèche

Les services de l'Etat ont rendu leur conclusion : l'hypothèse de la foudre est sûre à 98%. Le 21 août dernier, 17 brebis du troupeau de Martine Bois avaient été retrouvées mortes à Saint-Pierreville.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp -

Saint-Pierreville, France

Les services de l'État avaient d'abord pensé à un empoisonnement. Une sorte d'intoxication alimentaire qui aurait décimé le troupeau. Mais cette hypothèse a été abandonnée au profit de celle de la foudre.  

Des brebis électrocutées

Le 17 août, un violent orage s'est abattu sur Saint-Pierreville. Et on sait que des impacts de foudre ont été détectés dans le champ où pâturaient les brebis de l'éleveuse.  Le phénomène est bien connu. La foudre tombe à un point précis, puis la charge électrique se répand par le sol, en l'occurrence un sol basaltique conducteur pour le courant électrique.  Le courant traverse les bêtes et les électrocutent instantanément.  

Un problème de date

Sauf que l'éleveuse soulève un gros problème de calendrier. L'orage qui aurait tué ses bêtes a lieu le vendredi 17 août. Tout le monde en convient. Mais elle a visité ses bêtes le lendemain de l'orage, le 18, puis le lundi 20 et elle n'a rien remarqué. 

"Si 20% de mon troupeau avait été à l'agonie ou mort je l'aurais remarqué"  — Martine Bois

Comment des bêtes censées être décédées le 17 peuvent aller bien trois jours plus tard ? Voilà des dates qui posent problème. Mais Martine Bois a une explication. Ce sont les vautours qui ont attaqué ses bêtes juste avant de découvrir le carnage le 21 août.  

Les vautours : un scénario peu probable

La ligue de protection des oiseaux explique que les vautours, ici des vautours fauves, n'attaquent pas les bêtes. Ce n'est pas dans leur ADN. Ils consomment des bêtes à l'agonie ou mortes. C'est même l'absence de mouvement et donc de danger qui stimule leur descente vers leurs proies. Mais Martine Bois a également une explication : le 20 août il faisait très chaud, les bêtes étaient donc allongées et ne bougeaient pas. Les vautours les auraient-ils confondus avec des bêtes malades ou mortes ? Le mystère de la mort des brebis de Saint-Pierreville reste entier.