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Agriculture – Pêche

Saint-Plantaire : La FDSEA de l'Indre expose aux services de l'Etat les conséquences de la sécheresse

mercredi 31 octobre 2018 à 3:10 Par Carl Dechâtre, France Bleu Berry

Alors que des demandes de reconnaissance de calamités agricoles sont déjà lancées, la FDSEA tenait à montrer aux représentants de l'Etat les conséquences concrètes de la sécheresse et du manque de fourrage pour les éleveurs.

Olivier Rolinat, un éleveur inquiet face au manque de fourrage pour nourrir ses bovins
Olivier Rolinat, un éleveur inquiet face au manque de fourrage pour nourrir ses bovins © Radio France - Carl Dechâtre

Saint-Plantaire, Indre, Centre-Val de Loire, France

La France fait face cette année à une de ses plus sévères sécheresses depuis 1959 et le Berry n'est pas épargné. Dans l'Indre des demandes de reconnaissance de calamité agricole sont déjà lancées mais la FDSEA tenait à montrer sur le terrain à la préfecture et la DDT, les conséquences concrètes du manque de fourrage au sein des élevages. Une rencontre a été organisée chez un éleveur de Saint-Plantaire. Olivier Rolinat qui élève 105 vaches sur 155 hectares a donc reçu sur son exploitation le préfet de l'Indre Seymour Morsi .

Les éleveurs attendent des aides 

Le préfet qui s'est d'ailleurs montré sensible aux difficultés des éleveurs. Ainsi Olivier Rolinat comme nombre de ses confrères, a du se fournir en fourrage et doit faire face à d'importantes dépenses uniquement pour nourrir ses animaux : 8000 euros dépensés pour l'achat de 3 camions de foins et de pailles ! Et celà ne représente que la quantité nécessaire selon lui pour passer l'hiver ! Aujourd'hui il espère un coup-de-pouce de l'Etat. C'est ce que réclame également la FDSEA. Le syndicat espère des aides directes à l'achat de nourriture ainsi que des exonérations d'imposition sur le foncier non-bâti.

Cercle vicieux

Car les difficultés sont réelles et importantes, le président de la FDSEA dans l'Indre Philippe Demiot affirme craindre des faillites d'exploitation. Le manque de fourrage s'accompagne en effet d'un marché de la viande en berne. De nombreux éleveurs craignant de ne pas pouvoir payer leur fourrage préfèrent vendre certaines de leurs vaches ce qui sature le marché et fait baisser les cours. Autre conséquence, les animaux qui n'ont pas pu être engraissé suffisament faute d'herbe fraîche ne sont pas au poids requis ce qui fait encore baisser un peu plus leur valeur marchande.