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Salon de l'Agriculture : "L'agri-bashing secoue les éleveurs au plus profond d'eux" dit Philippe Chazette (Interbev)

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Par , , France Bleu Limousin

Le salon de l'Agriculture ouvre ses portes ce samedi, toujours sur fond de crise agricole, et aussi "d'agri-bashing" de la part de détracteurs de l'élevage. Philippe Chazette, Président de l'Interbev, l'association interprofessionnelle du bétail et des viandes, leur répond.

Philippe Chazette, de l'association d'éleveurs Interbev
Philippe Chazette, de l'association d'éleveurs Interbev © Radio France - Audrey Tison

Le salon de l'Agriculture ouvre ses portes ce samedi, toujours sur fond de crise agricole, et aussi "d'agri-bashing" de la part de détracteurs de l'élevage. Philippe Chazette, le patron de l'Interbev, l'association interprofessionnelle du bétail et des viandes de Nouvelle-Aquitaine, était l'invité de Germain Treille à 8 heures 15 sur France Bleu Limousin.

Dans quel état d'esprit les éleveurs abordent ce nouveau salon ?

Il y a deux facettes. Celle des dix jours de fêtes, de concours et d'ouverture sur les citadins. Et puis d'un autre côté les difficultés dans la filière, toujours secouée par les crises sanitaires, les effets de la fièvre catarrhale. Il y a aussi les répercussions pour l'élevage local des conditions climatiques de l'année dernière, puisque l'hiver n'est pas terminé, et les mois de mars et avril semblent loin à atteindre avec les stocks de fourrages qui restent dans les élevages. Donc c'est très contrasté. Les éleveurs globalement ont des difficultés, avec aussi des prix qui sont loin d'être en adéquation avec nos coûts de production.

Des difficultés liées aussi à "l'agri-bashing", qui prend des proportions importantes. On vous montre du doigt, comment le vivez-vous ?

Ca secoue beaucoup les éleveurs au plus profond d'eux-mêmes. On se sont agressés quand on est traités de "criminels", c'est très difficile à vivre. Mais pour autant, on le devoir de tenir compte de ces mouvements d'opinions, même s'ils sont ultra-minoritaires.

C'est pour cela que vous lancez la campagne de pub "aimez la viande, mangez-en mieux"? 

La cible principale de cette campagne, ce sont les 18-35 ans, puisqu'ils sont les consommateurs de demain, ils vont fonder des familles, et ils sont peut-être plus sensibles aux arguments de nos détracteurs. Le thème de cette campagne est à rebrousse-poil du passé : on dit pas aux gens de manger de la viande trois fois par jour. On leur dit, mangez de la viande, c'est équilibré, et mangez-en mieux c'est-à-dire faites attention à ce que vous achetez. Et puis faisons bien attention que les discours extrémistes ne conduisent pas à un affaiblissement de l'élevage. Faisons attention à ne pas faire disparaître l'élevage français, sachant que la nature à horreur du vide, et que ce qui ne se fera pas chez nous viendra d'ailleurs, car il se mangera toujours de la viande.

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