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Salon de l’agriculture : au stand de la Bretagne, le ministre Didier Guillaume sort les muscles

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La Bretagne était à l’honneur ce mercredi 26 février au salon de l’agriculture à Paris. Le ministre de l’agriculture Didier Guillaume est venu passer une tête à la fête organisée sur le stand de la Région. Il en a profité pour parler Brexit et Politique agricole commune.

Didier Guillaume, micro en main, a tenu à rassurer les Bretons. Didier Guillaume, micro en main, a tenu à rassurer les Bretons.
Didier Guillaume, micro en main, a tenu à rassurer les Bretons. © Radio France - Benjamin Fontaine

Galettes, huîtres, crevettes, etc. La Bretagne a mis les petits plats dans les grands ce mercredi 26 février au salon de l’agriculture. La région était à l’honneur. En fin d’après-midi, le stand Bretagne a accueilli un invité de marque en la personne du ministre de l’agriculture Didier Guillaume. Venu prononcer un discours, en présence notamment du président de la région Loïg Chesnais-Girard, le ministre a évoqué les négociations autour de la politique agricole commune et la pêche dans les eaux britanniques après le Brexit... et il n’a pas mâché ses mots.

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Olivier Le Nezet "le pénible"

"C’est la première fois qu’un pays quitte l’Union européenne et c’est la première fois qu’on serait autant impacté si on arrivait pas à se battre jusqu’au bout," a d’abord dit Didier Guillaume avant de saluer le travail du président du comité régional des pêches Olivier Le Nezet. "Lui, il est super tonique, parfois un peu pénible mais il se bat jour et nuit pour défendre les pêcheurs de Bretagne. Il pense que la Bretagne c’est la France !"

La "branlée" aux Anglais ?

Des négociations sont ouvertes afin de permettre aux pêcheurs français de continuer à pêcher dans les eaux britanniques, malgré le Brexit. "Nous pouvons arriver ensemble à conduire cette bataille. Mais si ils vous en font baver des ronds de chapeau, les Anglais doivent savoir qu’ils n’auront pas affaire à des ingrats. On ne se laissera pas plumer par le Brexit et le Royaume-Uni sans réagir ! On leur a déjà mis une branlée au tournoi des six nations on peut leur en remettre une dans les négociations," a conclu Didier Guillaume devant un parterre d’invités amusé.

Je serai un messager de la Bretagne

Autre sujet de préoccupation, la politique agricole commune. Son budget va baisser avec la sortie du Royaume-Uni. La France se bat pour la maintenir à un haut niveau. De son côté, Loïg Chesnais-Girard souhaiterait que l’Etat laisse la région Bretagne gérer une partie des aides sur lesquelles elle n'a pas la main. "Nous voulons, en confiance avec l’Etat et les chambres d’agriculture, entraîner la Bretagne vers le maintien d’une agriculture intense mais qui se modifier et pour cela nous avons besoin de ces fonds pour les redistribuer vers les exploitations moyennes." a expliqué le président de Région, en négociations avec le gouvernement sur le sujet.

"Je souhaite que cette région soit en pointe de l’innovation et de la modernité. Je serai un messager de la Bretagne afin que le gouvernement regarde avec intérêt ce que la spécificité bretonne pourrait être dans une différenciation nationale. Vous pourrez alors montrer que la Bretagne est à la pointe," lui a répondu le ministre. La Région espère une réponse avant la fin du premier semestre.

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